Une crèche napolitaine géante figurant la naissance de Jésus à Bethléem a été inaugurée mardi sur la place Saint-Pierre à Rome et une lumière pour la paix allumée au nom du pape François, marquant le début des festivités de Noël au Vatican.
Une crèche napolitaine géante figurant la naissance de Jésus à Bethléem a été inaugurée mardi sur la place Saint-Pierre à Rome et une lumière pour la paix allumée au nom du pape François, marquant le début des festivités de Noël au Vatican. — Filippo Monteforte AFP

RELIGION

Une crèche de Noël retirée du conseil général de la Vendée au nom de la loi de 1905

Le Conseil général avait mis une crèche de la nativité dans le hall...

Le tribunal administratif de Nantes a ordonné au conseil général de la Vendée de retirer du hall l'arbre de Noël, au nom du principe de séparation de l'Église et de l'État, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

«Il s'agit d'une crèche de la nativité, donc c'est un emblème religieux, d'une religion particulière», a déclaré Jean Regourd, président de la fédération de la Libre pensée de Vendée.

«A priori, elle ne respecte pas ce que doit être la neutralité des bâtiments publics, de l'État donc, et ne respecte pas la liberté de conscience d'un citoyen qui, rentrant au conseil général, se voit quasiment imposer un emblème religieux et caractérisé comme tel », a-t-il ajouté.

Laïcité VS tradition

Jean Regourd avait saisi le tribunal administratif de Nantes en 2012, après avoir constaté la présence d'une crèche en décembre 2010 lors d'une visite aux archives au siège du département. Il avait envoyé plusieurs courriers restés sans réponse au conseil général pour demander le retrait de cette crèche, au nom de la loi de 1905 et du principe de laïcité, a-t-il expliqué mardi lors d'une conférence de presse..

«Le respect de la laïcité n'est pas (...) l'abandon de toutes nos traditions et la coupure avec nos racines culturelles. Faudrait-il interdire les étoiles dans les guirlandes de Noël qui décorent nos rues en ce moment, sous prétexte qu'il s'agit d'un symbole religieux indigne d'un espace public?», a réagi dans un communiqué le conseil général de la Vendée présidé par l'UMP Bruno Retaillau, annonçant qu'il «fera appel de la décision du tribunal administratif».