Banderole «Hollande démission»: La justice relaxe David van Hemelryck

JUSTICE Il était poursuivi pour deux actions menées en novembre 2013...

Maud Pierron

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David Van Hemelrick, le 7 janvier 2013, à la veille de son procès à Paris pour organisation d'une manifestation non déclarée.
David Van Hemelrick, le 7 janvier 2013, à la veille de son procès à Paris pour organisation d'une manifestation non déclarée. — Alexandre Gelebart / 20 Minutes

Pour lui, c'est une victoire contre le gouvernement avant d'être une victoire de justice et ça pourrait bien l'encourager à récidiver. David van Hemelryck, le meneur du collectif «Hollande démission», a été relaxé lundi par le tribunal correctionnel de Paris dans deux affaires liées à des actions de contestation du chef de l'État, toutes deux en novembre 2013. Une victoire dont il s'est félicité ce lundi sur twitter.

Depuis plus d'un an, ce polytechnicien de 34 ans multiplie les coups d'éclat un peu partout en France,  avec sa fameuse banderole «Hollande démission», souvent déployée à l'arrière de son avion. Dans l'une des procédures jugée ce lundi, il était accusé d'être l'organisateur des incidents du 11 novembre 2013, quand François Hollande avait été hué et sifflé lors de la cérémonie de commémoration de l'armistice de la Première Guerre mondiale sur les Champs-Élysées, par des personnes affublées d'un bonnet rouge. Or, ces personnes n'avaient rien à voir avec le mouvement initié en Bretagne. Plusieurs accrochages avaient eu lieu avec les forces de l'ordre.

David van Hemelryck était également poursuivi, avec deux autres militants cette fois, pour «organisation d'une manifestation non déclarée» le 30 novembre 2013 au Trocadéro à Paris. Il avait alors déployé une banderole, sur laquelle était inscrit «Hollande-démission.fr», avant d'être interpellé.

Le tribunal l'a relaxé dans les deux procédures, de même que les deux autres manifestants du 30 novembre 2013.

Vêtu d'un sweatshirt barré du visage du président de la République et du slogan «DÉGAGE!», David van Hemelryck a salué « une décision courageuse de (...) relaxe d'opposants politiques » et  a de nouveau dénoncé l'attitude du parquet, «qui consiste à poursuivre des opposants».

«Le combat continue», a-t-il prévenu, prévoyant de nouvelles manifestations «pacifiques» contre François Hollande.

De fait, le 11 novembre dernier, il a mené une nouvelle action: à bord d'un avion léger, il a tiré une banderole «www.hollande démission.fr » en survolant le site de Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais) consacré à la Première Guerre mondiale, peu avant l'inauguration de l'«Anneau de la Mémoire» par le chef de l'État. Éloigné de la zone par un hélicoptère de l'armée de l'air, il en avait, cette fois, été quitte pour un contrôle d'identité.