La France engage un programme de recherche sur l'interception des drones

INVESTISSEMENT Ces aéronefs de petite taille ont survolé à plusieurs reprises des centrales nculéaires...

20 Minutes avec AFP

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Photo d'un drone prise le 9 septembre 2014 dans le sud-ouest de la France
Photo d'un drone prise le 9 septembre 2014 dans le sud-ouest de la France — Jean-Pierre Muller AFP

La France vient d'engager un programme de recherche et de développement d'un montant d'un million d'euros sur la détection et l'interception des petits drones, à la suite des multiples survols de centrales nucléaires françaises par ces engins. Cette décision a été annoncée par le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) lors de son audition lundi par l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST).

Le SGDSN a confié à l'Agence nationale de la recherche (ANR) le soin de développer ce programme. «Bien que les survols actuellement répertoriés ne présentent pas une menace remettant en cause le bon fonctionnement et la sécurité des installations nucléaires, ils constituent néanmoins une alerte sur les risques potentiels induits par un emploi inapproprié ou malveillant», a reconnu jeudi le SGDSN dans un communiqué.

Evolution de la réglementation

De ce fait, le SGDSN travaille à la mise en oeuvre et au développement de moyens techniques de détection et d'interception de ces aéronefs de petite taille. Il réfléchit aussi à l'évolution de la réglementation sur ces matériels et sur l'adaptation du cadre juridique relatif à la protection des installations nucléaires. 

La France «partagera» les conclusions de ses travaux et recherches «avec ses partenaires européens, également confrontés aux risques que représentent les usages illicites des drones», indique le SGDSN.