Education: Le gouvernement veut relancer le débat sur la fessée

EDUCATION Laurence Rossignol, secrétaire d’Etat chargée de la Famille, veut amener le pays à une «éducation sans violence»…

Vincent Vantighem

— 

La fessée est de plus en plus contestée mais toujours pratiquée.
La fessée est de plus en plus contestée mais toujours pratiquée. — Coll-Devaney/SUPERSTOCK/SIPA

Ca promet encore de très beaux échanges entre les pro et les anti-fessée. La secrétaire d’Etat chargée de la Famille, Laurence Rossignol, a annoncé, mardi soir dans un entretien à Europe 1, vouloir amener la France à une «éducation sans violence» des enfants. «On peut être parents et se faire obéir sans recourir à la violence surtout quand il s’agit de petits enfants», indique-t-elle à la veille de la Journée internationale des droits de l’enfant.

>> Décryptage: Pourquoi la fessée n’est pas interdite en France

Si elle estime «difficile» de relancer ce débat qui empiète sur le libre arbitre des parents, la secrétaire d’Etat avance pourtant une réflexion toute simple pour aboutir à ses fins. «Quand on voit un homme battre sa femme, tout le monde intervient ; si on voit deux adultes qui se battent, on va essayer de les séparer ; si on voit quelqu'un qui martyrise un animal, on va intervenir et, en fin de compte, les seuls êtres vivants que l'on peut frapper sans justifier que l'on puisse intervenir, ce sont les enfants. Il y a probablement quelque chose à travailler collectivement…»

Une exception dans le Code civil

Envisageant d’exclure «l’exception éducative des violences interpersonnelles» du Code civil, Laurence Rossignol envisage d’organiser un colloque sur ce sujet au mois de février.

>> Témoignage: La fessée, jamais, sauf...

En mai, le gouvernement avait retiré un amendement réclamant l’interdiction de la fessée de la loi Famille, déposé par des députés écologistes. Se faisant, il avait promis de remettre la question sur la table lors de l’examen d’un texte ultérieur.