Attentat de la rue de Copernic: Hassan Diab mis en examen

JUSTICE Il est arrivé sur le sol français plus tôt ce samedi...

20 Minutes avec AFP

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Des pompiers et des policiers sur les lieux de l'attentat contre la synagogue de la rue Copernic, à Paris, le 3 octobre 1980
Des pompiers et des policiers sur les lieux de l'attentat contre la synagogue de la rue Copernic, à Paris, le 3 octobre 1980 — - AFP

Le principal suspect de l'attentat de la rue Copernic (quatre morts, une quarantaine de blessés), à Paris en 1980, Hassan Diab, a été mis en examen, selon son avocat. Présenté au juge antiterroriste Marc Trevidic quelques heures après son arrivée en France en provenance du Canada, d'où il a été extradé. Un magistrat spécialisé devait encore se prononcer dans la journée sur son éventuel placement en détention provisoire.

Il s'est posé samedi à l'aéroport de Roissy après avoir été remis la veille aux autorités françaises à Montréal, a-t-on appris de source aéroportuaire. Pris en charge par les policiers, ce Libano-Canadien âgé de 60 ans, devait être immédiatement transporté au palais de justice de Paris pour y être présenté à un juge antiterroriste afin que lui soient notifiées les charges pesant contre lui.

Premier attentat mortel contre la communauté juive

Le mandat d'arrêt international rédigé par le juge antiterroriste Marc Trévidic vise les chefs «d'assassinats, de tentatives d'assassinats et de destruction de biens (...) par l'effet d'une substance explosive ou incendiaire commise en bande organisée». Hassan Diab est soupçonné par la justice française d'avoir acheté une moto et déposé des explosifs dans les sacoches avant de l'abandonner aux abords de la synagogue de la rue Copernic, à Paris, le 3 octobre 1980 en début de soirée.

Arrêté le 13 novembre 2008 au Canada

Ce premier attentat mortel commis contre la communauté juive de France depuis la Libération avait fait quatre morts et une quarantaine de blessés. La Cour suprême du Canada avait refusé jeudi de se saisir du dossier d'extradition d'Hassan Diab, ouvrant automatiquement la voie à son transfèrement réclamé depuis six ans par la France.

Arrêté le 13 novembre 2008 au Canada à la demande de la justice française, cet ancien professeur de sociologie a toujours nié être impliqué dans la préparation ou l'exécution de cet attentat.