Mort de Rémi Fraisse: Une manifestation dégénère à Paris

SOCIAL Une voiture de police a été visée par des manifestants...

M.B.

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Une manifestation pour protester contre la mort de Rémi Fraisse dégénère à Paris le 13 novembre 2014
Une manifestation pour protester contre la mort de Rémi Fraisse dégénère à Paris le 13 novembre 2014 — Thibaut Le Gal/20 Minutes

Une manifestation pour protester contre la mort de Rémi Fraisse a dégénéré ce jeudi midi à Paris.

Quelques centaines de lycéens étaient rassemblées à l'origine à l'appel des syndicats lycéen Fidl et étudiant Unef, devaient défiler de la place de la Nation à celle d'Italie. Mais selon notre journaliste sur place, une centaine de manifestants s'est désolidarisée du cortège principal pour se diriger vers la gare d'Austerlitz sans être encadrés par des forces de l'ordre visiblement débordées. D'après notre journaliste, à la vue d'une voiture de police, un manifestant s'est emparé d'une chaise dans un café pour la lancer contre le véhicule. Un autre s'est saisi d'une chaîne pour frapper la voiture à bord de laquelle se trouvait un policier.

Dénoncer les violences policières

Peu après, des policiers se dirigeaient vers le pont d'Austerlitz pour empêcher les manifestants d'avancer vers la place de la République.

D'autres forces de l'ordre sont massivement présentes porte d'Italie pour éviter les débrodements lors de l'arrivée du cortège principal.

La manifestation, outre de protester contre la mort de Rémi Fraisse, avait pour but de dénoncer les violences policières et les expulsions de lycéens sans papiers. Derrière une banderole principale sur laquelle on pouvait lire «Non à la répression et aux expulsions», les lycéens, dont certains se disaient «juste de passage», manifestaient également pour défendre des lycéens sans papiers, notamment un jeune Mauritanien mineur prénommé Yero placé en centre de rétention et menacé d'expulsion.

«Libérez Nabilla»

Ils brandissaient des pancartes indiquant «Rémi on ne t'oublie pas» ou encore «Rendez-nous Yero», et scandaient «Nous sommes tous des enfants d'immigrés, 1ere, 2e, 3e génération». «On est là pour rendre hommage à Rémi Fraisse, mais au-delà, pour protester contre les violences policières. Le cas Rémi Fraisse a été un élément déclencheur», a expliqué Baptiste, 15 ans, élève en 1ere ES à Paris.

Quelques lycéens facétieux, moins mobilisés, sont rapidement partis déjeuner en criant «Libérez Nabilla», en référence à la starlette placée en détention provisoire pour tentative de meurtre de son compagnon.

>> #FreeNabilla, grève de la faim, ventes de tee-shirt: Comment Internet se mobilise pour la starlette de télé-réalité

Jeudi matin, entre huit et dix lycées parisiens ont été bloqués par des lycéens selon la police, un seul entièrement selon le rectorat, pour protester contre la mort de Rémi Fraisse.

Selon le rectorat, quelques tentatives de blocage de lycées ont avorté. La police n'a pas fait état d'incidents. La capitale compte plus de 200 lycées dont une centaine publics.

>> A venir: Le reportage de notre journaliste sur place...