VIDEO. Mort de Rémi Fraisse: Onze personnes interpellées après une manifestation à Toulouse

MANIFESTATION Le rassemblement avait été interdit...

M.B. avec AFP

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Manifestation à Toulouse le 8 novembre 2014 contre
Manifestation à Toulouse le 8 novembre 2014 contre — REMY GABALDA / AFP

Au moins onze personnes ont été interpellées samedi lors de la manifestation interdite de Toulouse contre «les violences policières» et la mort de l'écologiste Rémi Fraisse, a-t-on appris de source policière. Mais il n'y aurait pas eu de vandalisme.

Néanmoins, au moins deux véhicules ont été brûlés lors de cette manifestation, à l'appel notamment du Nouveau parti anticapitaliste (NPA)31, que la préfecture avait interdite dès vendredi.

 

 

Quelque 300 manifestants avaient cependant tenté de braver l'interdit mais s'étaient heurtés à un important dispositif de sécurité en place dès la matinée pour empêcher les protestataires de se retrouver au centre de la ville rose. Ces derniers, surtout des jeunes, s'étaient alors repositionnés sur les Allées Jean Jaurès où ils se sont retrouvés quasiment pris en sandwich par les forces de l'ordre. Quelques échauffourées ont été maîtrisées à l'aide notamment de gaz lacrymogènes.

 

 

Munis de banderoles, dont une en tête où on lisait «Mieux vaut tester le changement que changer le Testet» (la zone humide menacée par le barrage de Sivens, ndlr), les manifestants avaient commencé leur marche dans un calme tendu scandant «Rémi, ni oubli, ni pardon», en référence à la mort du jeune écologiste anti-barrage Sivens le 26 octobre.

Certains manifestants, dont des zadistes qui occupent le chantier du barrage de Sivens, étaient grimés en clown face aux gendarmes casqués. D'autres, canette de bière à la main, brandissaient des pancartes: «La police mutile» ou encore «Avant le 26/10, arbres abattus. Le 26/10, Rémi, 21 ans, abattu».

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En fin d'après-midi, les forces de sécurité étaient en train de se retirer à Toulouse.

Environ un millier de manifestants à Paris, et entre 200 et 300 autres à Rennes, sont également descendus dans les rues samedi pour dénoncer aussi «les violences policières» et la mort du jeune écologiste.