Le dentiste de l’horreur pourra être extradé vers la France

FAITS DIVERS Il est soupçonné d'avoir mutilé des dizaines de patients alors qu'il exerçait dans le centre de la France…

A.B. avec AFP

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Un dentiste néerlandais, suspecté d'avoir mutilé des dizaines de patients alors qu'il était dentiste dans le centre de la France, peut y être extradé
Un dentiste néerlandais, suspecté d'avoir mutilé des dizaines de patients alors qu'il était dentiste dans le centre de la France, peut y être extradé — Philippe Huguen AFP

«Un dentiste néerlandais, soupçonné de maltraitances, d'escroquerie et de fraude, peut être extradé vers la France», a annoncé le tribunal d'Amsterdam dans un communiqué. Mark van Nierop, surnommé «dentiste de l'horreur» par certains médias néerlandais, exerçait à Château-Chinon (Nièvre, centre).

Le parquet de Bourges l'avait mis en examen en mai 2013 et placé sous contrôle judiciaire pour «violences volontaires ayant entraîné une mutilation permanente», «escroquerie», «faux et usage de faux» après la plainte de dizaines de patients.

L'homme, âgé de 50 ans, s'opposait à son extradition, assurant souffrir de «problèmes psychologiques» dont des «problématiques de genre et tendances suicidaires» nécessitant un traitement particulier disponible, selon lui, uniquement aux Pays-Bas. Une place assurée dans une institution psychiatrique a été posée par le juge comme condition à l'extradition.

Il arrachait des dents saines sans raison

Certains des 2.800 patients du dentiste néerlandais ont souffert après ses soins, de troubles allant « d'un début de septicémie à l'infarctus, en passant par toutes sortes de problèmes dentaires », selon le collectif de victimes. Les médias néerlandais ont également fait état de dents saines arrachées sans raisons valables ou de facturations abusives.

Une extradition n'était pas acquise, le dentiste s'étant, en outre, accusé d'avoir tué son épouse en 2006 aux Pays-Bas. Selon l'agence de presse néerlandaise ANP, la justice néerlandaise enquête toujours sur l'affaire et une décision sur d'éventuelles poursuites n'a pas encore été prise.

Mark van Nierop avait enfreint son contrôle judiciaire en se rendant au Canada le 18 décembre 2013. La justice française avait alors lancé un mandat d'arrêt international. La police fédérale canadienne l'avait interpellé début septembre à Nackawic, bourg situé à 240 kilomètres de Moncton (province du Nouveau-Brunswick), en bordure de la frontière canado-américaine.

Nicole Martin, présidente du collectif regroupant les victimes d'un dentiste néerlandais accusé d'avoir mutilé des patients à Château-Chinon (Nièvre), a estimé que la perspective de son extradition prochaine vers la France était une «excellente nouvelle».