Un tweet anti-Roms vaut 1.000 euros d'amende avec sursis à un élu marseillais

JUSTICE Didier Réault avait appelé sur Twitter à imiter une attaque contre un campement de Roms dans le Nord...

N.Beu. avec AFP

— 

Une cinquantaine de Roms, dont plusieurs familles, vivent dans le squat de la Capelette (10e).
Une cinquantaine de Roms, dont plusieurs familles, vivent dans le squat de la Capelette (10e). — P. Magnien / 20 minutes

L'adjoint (UMP) au maire de Marseille Didier Réault, poursuivi pour un tweet jugé discriminatoire à l'encontre des Roms, a été condamné jeudi à Marseille à 1.000 euros d'amende avec sursis, a annoncé son avocate, Me Catherine Martini.

Réault devra également verser 600 euros de dommages et intérêts au Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), partie civile. L'association avait cité l'élu, à l'époque conseiller municipal, à comparaître pour «incitation à la haine, discrimination et violence» après un message envoyé par l'élu le 8 juin 2013 sur le réseau social Twitter.

Retweetant une information sur un jet de cocktails Molotov contre un campement de Roms à Hellemmes (Nord), près de Lille, il avait ajouté au message: «Bientôt à Marseille #Capelette pour la même action», en allusion à un bidonville du 10e arrondissement. Me Martini s'est dite satisfaite de cette «peine de principe» pour ce qu'elle estime être «une maladresse d'expression, et annoncé que son client ne ferait pas appel. Elle a expliqué que le message s'inscrivait »dans un contexte bien particulier, puisque 48 heures avant, il était interpellé par des habitants de ce quartier sur le camp de Roms.»