«Sarko s'est tuer»: «Nicolas Sarkozy connaissait l'affaire Julie Gayet deux mois avant qu'elle soit révélée»

REVELATIONS C'est ce qu'affirment ce jeudi les auteurs de «Sarko s'est tuer», les journalistes Fabrice Lhomme et Gérard Davet...

20 Minutes avec AFP

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L'ancien président Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l'UMP, lors d'un meeting à Marseille, le 28 octobre 2014
L'ancien président Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l'UMP, lors d'un meeting à Marseille, le 28 octobre 2014 — Boris Horvat AFP

Nicolas Sarkozy a conservé de sérieux relais d'information au sein de la machine d'Etat. «Nicolas Sarkozy est extrêmement bien informé, il a conservé de solides alliés à l'Élysée», considèrent Fabrice Lhomme et Gérard Davet, journalistes au Monde et auteurs de Sarko s'est tuer dont les bonnes feuilles sont publiées par L'Obs. Ainsi, «Nicolas Sarkozy, affirment-ils ce matin sur France Inter, connaissait l'affaire Julie Gayet deux mois avant qu'elle soit révélée. Mais il n'était pas le seul.»

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Une violence absolue dans ce système

Nicolas Sarkozy est au cœur du nouvel ouvrage des journalistes qui paraît ce jeudi. Mis en examen pour «trafic d'influence actif», «corruption active» et «recel de violation du secret professionnel» dans une affaire, celle dite «Azibert» du nom de ce haut magistrat accusé d'avoir tenté d'influer sur une décision de la Cour de cassation le concernant, l'ex-président et actuel candidat à la présidence de l'UMP a pour obsession de se défendre quitte à menacer, faire pression, selon les témoignages recueillis par les deux journalistes... Et leurs propres expériences. «J'ai reçu une lettre très menaçante accompagnée d'une balle. Il y a une violence absolue dans ce système», confie ce jeudi matin Gérard Davet sur France Inter. «Nous ne sommes pas juges ni procureurs ni policiers, mais journalistes. On s'intéresse aux faits», affirment-ils.

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