Drone près d'une centrale: Trois personnes en garde à vue

ENQUETE Les deux hommes et la femme interpellés aux abords de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire ne sont pas soupçonnées d'être les auteurs de survols des autres centrales...

20 Minutes avec AFP

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Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire, le 15 mars 2011
Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire, le 15 mars 2011 — Alain Jocard AFP

Deux hommes âgés de 24 et 31 ans et une femme de 21 ans, interpellés mercredi après-midi en possession d'au moins un drone aux abords de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher), ont été placés en garde à vue pour «survol volontaire par pilote d'un aéronef d'une zone interdite».

Ces arrestations sont les premières depuis qu'une quinzaine de vols de drones ont été signalés au-dessus ou aux abords de centrales nucléaires françaises, mettant les autorités dans l'embarras. Les trois suspects ont été interpellés par des gendarmes «à une centaine de mètres» des installations.

La section anti-terroriste n'a pas été saisie

«La centrale n'a pas été survolée, le drone est resté aux abords» des installations, a précisé la substitut du procureur de Bourges, en indiquant que la zone interdite de survol était d'environ cinq kilomètres de rayon autour de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire. Les trois personnes arrêtées mercredi «ne sont pas soupçonnées d'être les auteurs de survols d'autres centrales nucléaires» par des drones, a ajouté la magistrate.

Des enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie des transports aérien se sont rendus à Bourges pour entendre les suspects. En revanche, la section anti-terroriste du parquet de Paris n'a pas été saisie, a-t-on relevé de source proche de l'enquête. La procureure de Bourges n'a pas souhaité indiquer les lieux de résidence des trois suspects ni préciser si un ou deux drones avaient été saisis, annonçant qu'un point de presse du parquet de Bourges serait organisé jeudi.

En France, le survol des centrales nucléaires est interdit dans un périmètre de cinq kilomètres et de 1.000 mètres d'altitude autour des sites. Il est passible de jusqu'à un an d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.