Mystère après la découverte d'un cycliste brûlé vif en Seine-et-Marne

FAITS DIVERS Toutes les pistes restent ouvertes selon une source judiciaire, même si celle du crime semble privilégiée...

20 Minutes avec AFP

— 

Google map de Meaux, en Seine-et-Marne.
Google map de Meaux, en Seine-et-Marne. — Capture d'écran Googlemap

Les enquêteurs de la police judiciaire de Versailles étaient confrontés ce mercredi à un mystère après la découverte l'avant-veille en Seine-et-Marne du cadavre calciné d'un cycliste, qui a brûlé vif et dont la mort reste inexpliquée, a appris l'AFP de sources concordantes.

Brûlé aux neuf dixièmes

Le parquet de Meaux a lancé mercredi un appel à témoins pour retrouver toute personne qui aurait pu croiser ce cycliste ou apporter des informations sur les faits, qui se sont produits sur un chemin non loin de l'intersection de la nationale 2 et d'une départementale à Mitry-Mory.

Le corps de la victime avait été retrouvé lundi matin, brûlé aux neuf dixièmes. Un premier témoignage recueilli par les enquêteurs, celui d'automobilistes qui ont vu de la fumée, a permis de dater les faits à dimanche après-midi. La pluie tombée en soirée a pu éteindre l'incendie.

Suicide accompagné d'atroces souffrances ou «assassinat» d'un homme que l'on aurait pu droguer avant de lui mettre le feu, toutes les pistes restent ouvertes selon une source judiciaire, même si celle du crime semble privilégiée. Une enquête de flagrance a été ouverte pour homicide.

«L'homme était vivant au moment de la crémation»

Malgré le passage au crible des signalements de personnes disparues, les enquêteurs n'ont toujours par pu identifier cet homme de 1m75 pour 70 kilos. Des analyses ADN sont en cours. Il circulait sur un VTT «de couleur claire», retrouvé à quelques mètres de son corps, et portait des gants de cycliste, a précisé un enquêteur.

Parmi les rares certitudes, celle que «l'homme était vivant au moment de la crémation», a expliqué la source judiciaire. Brûlé à 90%, il est mort asphyxié, selon les premiers résultats de l'autopsie.

«Le corps ne portait pas de traces de violences, ni de défense», a ajouté une source policière. Près du corps, ont été retrouvés un bidon rempli de carburant et un «accélérateur de combustion», un liquide du type de ceux utilisés pour les barbecues. Le parquet de Meaux a confié l'enquête à la brigade criminelle de la police judiciaire de Versailles.