Avez-vous des fantasmes «normaux»?

Sexualité Une étude canadienne s’intéresse aux fantasmes sexuels. Et si les hommes et les femmes rêvent différemment, ils le font fréquemment...

20 Minutes avec agence

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Faire l'amour à la plage, voilà l'un des plus grand fantasme féminin.
Faire l'amour à la plage, voilà l'un des plus grand fantasme féminin. — SIPA PRESS

Existe-t-ils des fantasmes plus «normaux» ? C'est ce qu'ont cherché à déterminer les chercheurs québécois de l'institut Philippe-Pinel de Montréal (université de Montréal). En s'appuyant sur les témoignages de plus de 1.500 hommes et femmes (pas forcément représentatifs, donc), les experts espéraient faire ressortir les types de fantasmes les plus «fréquents», les plus «rares», les plus « caractéristiques » ou les plus «inhabituels».  

Les chercheurs ont, alors, demandé aux volontaires, interrogés via internet, de noter de 1 à 7 l'intensité de leur intérêt pour 55 fantasmes sexuels. Et de constater que les fantasmes les plus fréquents sont plutôt classiques et que les plus rares ne sont pas forcément exceptionnels...

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Les émotions d'abord

En effet, l'étude parue dans le Journal of Sexual medecine démontre que le fantasme sexuel le plus fréquent est, à 88 % chez les deux sexes, de «ressentir des émotions amoureuses lors d'une relation sexuelle». Le sexe oral est également partagé (87 %). En revanche, le fantasme de «l'amour à trois » est plus masculin (l'option avec deux femmes pour partenaires battant tous les records) que féminin.

Chez les femmes, le second fantasme le plus fréquent est d’avoir une relation sexuelle dans un endroit romantique comme sur une plage déserte (84% ).

Seuls les hommes veulent passer à l'acte

Plus surprenant, les femmes ne seraient pas les seules à avoir des fantasmes de soumission. Classé pourtant dans la colonne «caractéristiques», ce type de fantasme est très fréquent chez les hommes. Autre fait marquant: la fréquence beaucoup plus importante que prévu de fantasmes sexuels considérés comme rares ou inhabituels, tant chez les hommes que chez les femmes, comme uriner sur son partenaire, porter des vêtements du sexe opposé pendant l'amour ou faire l'amour avec un(e) prostitué(e).

Enfin, parmi les 55 thèmes relevés, seuls deux étaient considérés comme «rares» ou «inhabituels», parmi lesquels la zoophilie (présent tout de même à près de 2.3%). A noter également, que, concernant le passage à l'acte, seule la gent masculine aimerait passer du rêve à la réalité.