Drones: La centrale nucléaire de Creys-Malville à nouveau survolée

SECURITE Et on ne sait toujours pas qui commande l'engin...

20 Minutes avec AFP

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Un dégagement de fumée s'est déclaré jeudi soir à la centrale nucléaire Superphénix de Creys-Malville (Isère) en cours de démantèlement, a-t-on appris auprès de la gendarmerie et de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) Rhône-Alpes.
Un dégagement de fumée s'est déclaré jeudi soir à la centrale nucléaire Superphénix de Creys-Malville (Isère) en cours de démantèlement, a-t-on appris auprès de la gendarmerie et de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) Rhône-Alpes. — Jean-Pierre Clatot AFP

La centrale nucléaire en cours de démantèlement de Creys-Malville (Isère) a une nouvelle fois été survolée par un drone lundi soir, a-t-on appris mardi de source proche du dossier.  «Il y a eu un nouveau survol de Creys-Malville lundi soir vers 19H00», a annoncé cette source.

L'ancien réacteur Superphénix de Creys-Malville avait déjà été survolé par un drone en octobre, ainsi que six autres centrales. Dimanche soir, un drone avait volé au-dessus de la centrale de Dampierre-en-Burly (Loiret) pour la deuxième fois en deux jours.

«Ni minimiser, ni dramatiser»

Interrogé par l'AFP, EDF a répondu que le groupe avait l'intention de déposer plainte après chaque incident de ce type, sans commenter ces informations. Le nouveau survol de cinq centrales nucléaires par des petits drones a suscité l'embarras des autorités ce week-end. L'identité des responsables des survols et leurs motivations sont inconnues.

Le gouvernement «mobilise» tous les moyens pour «identifier les responsables» du survol de centrales nucléaires par des drones, et y «mettre un terme», avait annoncé dimanche le Secrétariat général à la défense et à la sécurité nationales (SGDSN), dépendant du Premier ministre.

La ministre de l'Écologie et de l'Énergie, Ségolène Royal, avait affirmé de son côté dimanche qu'elle «ne laissera(it) quiconque porter atteinte à la réputation de sûreté de nos centrales nucléaires». Elle a appelé à ne pas «minimiser, ni dramatiser» le survol de ces installations par des drones.