Appartement de Lepaon: Le patron de la CGT a «découvert par la presse» le montant des travaux

SOCIETE Thierry Lepaon parle d'une «faute collective qui ne masque pas des responsabilités individuelles»...

M.P. avec AFP

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Le secrétaire général de la CGT Thierry Lepaon à Paris, le 7 avril 2014.
Le secrétaire général de la CGT Thierry Lepaon à Paris, le 7 avril 2014. — PATRICK KOVARIK / AFP

Le patron de la CGT se défend. Epinglé pour le coût des travaux de son logement de fonction francilien, Thierry Lepaon a estimé mardi que le montant des travaux dans son appartement de fonction à Vincennes résultait d'une «faute collective qui ne masque pas des responsabilités individuelles».

Thierry Lepaon, qui s'exprimait devant l'équivalent du parlement de la CGT, a également assuré avoir «appris par la presse le devis et le montant des travaux réalisés». Il a cité le chiffre de 105.000 euros et non pas 130.000 comme l'avait affirmé Le Canard Enchaîné. Il a aussi précisé que son appartement faisait 79 mètres carrés et non pas 120, comme l'avançait l'hebdomadaire.

Le numéro 1 de la CGT estime que cette affaire «révèle des failles majeures dans le fonctionnement interne de prise de décisions», «une faille qu'il faut absolument corriger», a-t-il déclaré, en soulignant que «les arbitrages et la décision finale» n'avaient été «ni débattus, ni validés par une instance».

Le trésorier visé

Thierry Lepaon a affirmé qu'il allait soumettre dès la semaine prochaine au bureau (exécutif) le recrutement d'un directeur administratif et financier qui « rendra compte de son activité conjointement à l'administrateur de la CGT », actuellement Eric Lafont, «et au Bureau confédéral».

La décision d'engager les travaux relevait «jusqu'à présent», selon lui, «d'une seule personne» qui peut prendre «cette décision sans être tenu d'en référer a priori à nos instances», dans une allusion au trésorier Eric Lafont qui a signé le devis.

Thierry Lepaon justifie le choix de Vincennes par sa proximité avec le siège de la CGT à Montreuil et «la discrétion, le calme et la sécurité» et «un certain degré d'urgence», rappelant avoir logé plusieurs mois à l'hôtel. Thierry Lepaon, arrivé en mars 2013 à la tête de la confédération, habitait avant son élection en Normandie.