Super U se lance dans l'élevage de vaches

Consommation Le magasin prévoit un partenariat avec l'éleveur des bêtes et vient d'acheter une parcelle de 5 hectares dans le Doubs...

20 Minutes avec agence
— 
Les bêtes, dont la race n'est pas encore déterminée, seront achetées par le supermarché à un éleveur du Doubs.
Les bêtes, dont la race n'est pas encore déterminée, seront achetées par le supermarché à un éleveur du Doubs. — Jean-Sebastien Evrard AFP

Du pré au supermarché, tel pourrait être nouveau slogan de la chaîne Super U. Le magasin de Devecey (Doubs) vient de mettre la main sur un champ de cinq hectares, situé à 500 mètres du supermarché. 

Pourquoi ? Parce que la direction souhaite tout simplement surfer sur la vague «locavore» (manger local) et propose d'élever un troupeau de vaches, à proximité du supermarché... pour vendre leur viande directement au rayon boucherie du magasin. «On a acquis cette parcelle avec l'idée de pouvoir engraisser des bêtes, vaches ou bœufs de race à viande, pour pouvoir ensuite les commercialiser au magasin», a confirmé Olivier Duprez, P-DG du supermarché.

Une filière courte

«Le but est d'être en filière courte et de rassurer nos consommateurs puisque quand ils se promènent à Devecey, ils pourront admirer les bêtes qui seront par la suite commercialisées au magasin», poursuit le P-DG, avant d'ajouter. «L'avantage pour le consommateur, c'est surtout une certification de la traçabilité, et c'est une idée un peu "fun" qui plaît à nos clients», précisant que la viande sera vendue au «prix normal pour le consommateur».

Les bêtes, dont la race n'est pas encore déterminée, seront achetées par le supermarché à un éleveur local qui continuera de les engraisser jusqu'au moment de leur abattage. Le magasin prévoit un partenariat avec l'agriculteur, parce que «nous ne sommes pas éleveurs, chacun son métier», précise Olivier Duprez.

La viande commercialisée fin 2015

L'arrivée du troupeau, qui comptera une quinzaine de bêtes, est prévue en mars prochain. La commercialisation de la viande débutera pour les fêtes de fin d'année 2015.

«En 27 ans de métier, c'est la première fois qu'on va élever nos bêtes, les nourrir et les vendre. On revient aux anciennes méthodes de boucherie, qu'on a un peu perdues durant ces dernières années, c'est un retour au terroir», se réjouit le responsable boucherie du magasin, Christophe Adarbez.