Nantes: Toutes les personnes interpellées pendant la manifestation ont été remises en liberté

POLICE Sur 21 interpellés, sept personnes sont convoquées devant le tribunal our «outrages», «port d'armes»  ou «violences sur policiers»...

20 Minutes avec AFP

— 

Une manifestante lors du rassemblement à Nantes, le 1er novembre, en à la mémoire de Rémi Fraisse, tué sur le site de construction du barrage de Sivens
Une manifestante lors du rassemblement à Nantes, le 1er novembre, en à la mémoire de Rémi Fraisse, tué sur le site de construction du barrage de Sivens — Goerges Sobet AFP

Les 21 personnes interpellées samedi à Nantes lors d'une manifestation contre les «violences policières» après la mort de Rémi Fraisse lors d'un affrontement face aux forces de l'ordre contre le barrage de Sivens (Tarn), ont été remises en liberté dimanche et n'ont pas fait l'objet d'une comparution immédiate, a-t-on appris de source policière.

7 personnes convoquées devant le tribunal

Dans la nuit et la journée de dimanche, les 19 hommes et deux femmes interpellés avant la manifestation puis lors des incidents violents qui l'ont émaillée, ont été remis en liberté. Sur ce total, selon les éléments qui ont été communiqués dimanche de sources judiciaires et policières, au moins sept ont fait l'objet d'un rappel à la loi, sept seront convoqués devant le tribunal correctionnel pour «outrages», «port d'armes»  ou «violences sur policiers». L'un d'entre eux a accepté de comparaître en «plaider coupable», et trois mineurs seront convoqués devant le juge pour enfants.

Les manifestants ont lancé des panneaux, poubelles et pavés

Au cours de la manifestation, qui a rassemblé 800 personnes au plus fort et 600 en moyenne au cours de l'après-midi, de violents incidents sont survenus en milieu d'après-midi entre quelques 200 radicaux et les forces de l'ordre. Les manifestants ont lancé des bouteilles, des fusées de détresse, des panneaux de signalisation, des poubelles ou encore des pavés. En face, les forces de l'ordre, gendarmes, CRS et policiers, ont fait usage de gaz lacrymogènes, de grenades assourdissantes mais aussi de grenades désencerclantes, ainsi que de lanceurs de balles de défense, a constaté une journaliste de l'AFP.

Cinq manifestants blessés

Au moins cinq manifestants ont été blessés. Trois d'entre eux ont été admis au CHU pour des blessures qualifiées de «légères» par la préfecture. L'un d'eux avait le nez gravement fracturé. Deux autres avait reçu des éclats de grenades désencerclantes dans les jambes. Un manifestant avait reçu un coup de matraque à la tempe et un autre un coup de lanceur de balles de défense dans le dos.

Trois membres des forces de l'ordre ont également été légèrement blessés, dont l'un à la main par un jet d'acide, geste condamné par le préfet de Loire-Atlantique Henri-Michel Comet. Le calme n'est revenu que vers 20h dans la ville, laissant des dégâts comme des tags ou des vitrines abimées, dénoncés par la maire socialiste Johanna Rolland.