Pas-de-Calais: Une école ferme à cause de voisins agressifs

FAITS DIVERS La sécurité des enfants, des professeurs et du personnel est mise en jeu justifie la mairie...

20 Minutes avec AFP

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Google maps de Lisbourg (Pas-de-Calais).
Google maps de Lisbourg (Pas-de-Calais). — Capture Google Maps

L'école de Lisbourg (Pas-de-Calais) ne rouvrira pas ses portes lundi à la rentrée, en signe de protestation contre l'agressivité de voisins qui s'en prennent aux enfants depuis plusieurs mois. 

«La sécurité des enfants, des professeurs et du personnel est mise en jeu, donc on a décidé de fermer pour protester. On ne peut pas attendre qu'il arrive un drame pour réagir», a déclaré Willy Gallet, premier adjoint à la mairie de Lisbourg, commentant une information révélée par Le Parisien/Aujourd'hui en France et La Voix du Nord.

L'école concernée accueille 70 élèves de la maternelle au CM2. La mairie est en conflit avec un couple et leur fils de 25 ans, habitants d'un logement communal dont la porte d'entrée donne dans la cour de l'école et avec qui la situation s'est «dégradée» depuis trois ans. Insultes, menaces, gestes désobligeants de la part des habitants ont poussé notamment la directrice de l'école et le maire à porter plainte contre le couple.

La mairie a entamé une procédure d'expulsion en juillet

A la suite d'une convocation, le père de famille a reconnu devant les gendarmes avoir menacé de se saisir de son arme. Un fusil 22 long rifle a été retrouvé à son domicile, a rapporté le premier adjoint. Les enfants sont fortement marqués par cette affaire, a ajouté Gallet, lui-même père de deux enfants inscrits dans cette école. La famille a notamment pris l'habitude de sortir ses huit chiens au moment de la récréation, a-t-il encore expliqué.

La mairie a entamé une procédure d'expulsion en juillet, quand la famille a refusé de quitter le logement après s'être fait signifier le congé de son bail. Le 24 octobre, la justice a décidé de son expulsion dans un délai de deux mois, qui expire donc après le début de la trêve hivernale. «Si on ne fait rien ils seront encore là jusqu'en avril», a regretté Willy Gallet.

«Lundi, on va fermer les barrières à clé et assurer un service minimum dans une salle paroissiale, en espérant que les pouvoirs publics vont réagir», a précisé l'élu, en en appelant au préfet.