Le Sénat a voté une carte de 15 régions métropolitaines

COLLECTIVITES La carte votée par le Sénat sera à nouveau soumise à l'Assemblée nationale, qui pourrait bien revenir à sa version de 13 régions...

20 Minutes avec AFP

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Capture d'écran Google Maps.
Capture d'écran Google Maps. — capture d'écran/20 minutes

Le Sénat a adopté dans la nuit de jeudi à ce vendredi une carte de 15 régions métropolitaines, rétablissant contre l'avis du gouvernement l'autonomie de l'Alsace, du Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées, alors que l'Assemblée nationale avait voté cet été une carte de 13 grandes régions.

175 sénateurs, principalement à droite, ont voté ce texte en deuxième lecture qui avait été réécrit par la commission spéciale sénatoriale sur la réforme territoriale, alors que 33 ont voté contre. Le PS et les écologistes se sont dans l'ensemble abstenus. La carte votée par le Sénat sera à nouveau soumise à l'Assemblée nationale, qui pourrait bien revenir à sa version de 13 régions.

Rejet d'une grande région Alsace-Champagne Ardenne-Lorraine

«Nous avons besoin de clarté et (...) la carte votée à l'Assemblée a ce mérite», avait souligné le Premier ministre dans une déclaration avant le début de l'examen du texte. «Je vous laisse en débattre. Mais 12 régions hexagonales, quel changement!» s'est-il exclamé. Ce chiffre ne prend en compte que les régions continentales, hors Corse et outremer.

Les sénateurs ont rejeté en séance un amendement déposé par des élus UMP de Lorraine comme Gérard Longuet, mais aussi par François Baroin (Aube), qui visait à rétablir une grande région Alsace-Champagne Ardenne-Lorraine par 219 voix contre 117. La grande majorité de la droite et du centre a voté contre cet amendement déposé pourtant par des sénateurs UMP, tandis qu'à l'inverse, la plupart des socialistes ont voté pour.

Refus du maintien d'une région Nord/Pas-de-Calais séparée de la Picardie

Les sénateurs ont ensuite repoussé par 217 voix contre 123 des amendements voulant rétablir la fusion Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées prévue par l'Assemblée. Pour Jean-Pierre Grand (Hérault, UMP), partisan de la fusion, «rien ne justifie que le Languedoc-Roussillon reste une région isolée au moment où les autres fusionnent». Mais il n'a pas été suivi par ses collègues UMP qui ont voté contre, ainsi que les centristes et à gauche les communistes et le RDSE (à majorité PRG). Seuls les socialistes et les écologistes ont voté pour.

Le vote a été plus serré sur des amendements présentés par des sénateurs du Nord/Pas-de-Calais, tant socialistes que centristes, pour refuser la fusion entre leur région et la Picardie, votée par l'Assemblée et approuvée par la commission sénatoriale. Le vote à main levée étant trop indécis, la présidente de séance, la centriste Jacqueline Gourault, a fait procéder à un vote «assis-debout» qui a dégagé une très légère majorité contre les amendements.

Le Sénat a aussi validé la décision de sa commission d'appeler la région Centre la région Centre-Val de Loire.