Les francs-maçons du Grand Orient volent au secours de la crèche Baby-Loup

SOCIAL La principale obédience maçonnique française va apporter 50.000 euros à la crèche Baby-Loup, emblématique du combat pour la laïcité mais en proie à des difficultés financières...

M.B. avec AFP

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L'entrée de la crèche Baby-Loup à Conflans-Sainte-Honorine, le 3 juin 2014
L'entrée de la crèche Baby-Loup à Conflans-Sainte-Honorine, le 3 juin 2014 — Estelle Emonet AFP

L'avenir de Baby-Loup s'éclaircit. Le Grand Orient de France, principale obédience maçonnique française, a annoncé jeudi qu'il allait apporter 50.000 euros à la crèche Baby-Loup, emblématique du combat pour la laïcité mais en proie à des difficultés financières.

La menace d'une fermeture de la crèche s'est dissipée mercredi avec l'annonce par la mairie de Conflans-Sainte-Honorine et du conseil général des Yvelines d'efforts supplémentaires. Baby-Loup a assuré que son activité était «viable pour les deux prochaines années à condition que nous puissions boucler 2014». Elle a dit «faire appel à la solidarité des fondations et des citoyens» pour combler un trou de 250.000 euros.

Cinq ans de feuilleton judiciaire

Dans un communiqué, le Grand Orient de France (GODF) s'est félicité «des solutions administratives apportées à la crèche» tout en jugeant utile de l'aider à «boucler son budget». Par conséquent, «en réponse aux demandes de la crèche», l'obédience maçonnique (50.000 membres) va lui apporter, par l'intermédiaire de la fondation du GODF, la somme de 50.000 euros, précise le texte.

Baby-Loup a fait parler d'elle dans le conflit qui l'opposait à une ex-salariée licenciée fin 2008 parce qu'elle avait refusé d'ôter son voile au travail à son retour de congé parental. Après plus de cinq ans de feuilleton judiciaire, la Cour de cassation a confirmé en juin le licenciement pour faute grave de Fatima Afif.

Très attaché à une «laïcité républicaine», le Grand Orient a toujours défendu la direction de la crèche, et plaide pour de nouvelles mesures législatives afin d'éviter à l'avenir ce type d'«imbroglio juridique».