Mort de Rémi Fraisse: Le patron des gendarmes ne suspendra pas le tireur de la grenade

ENQUETE Le jeune opposant au barrage de Sivens est mort dans la nuit de samedi à dimanche, sans doute à la suite d'un tir de grenade...

20 Minutes avec AFP

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Gendarmes face à un militant anti-barrage à SIvens le 29 septembre 2014.
Gendarmes face à un militant anti-barrage à SIvens le 29 septembre 2014. — FRED SCHEIBER/SIPA

Le directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN) Denis Favier a exclu mercredi soir de suspendre le gendarme qui a tiré la grenade suspectée d'avoir provoqué la mort de Rémi Fraisse sur le site du barrage contesté de Sivens.

Après avoir exprimé «une pensée de compassion» pour la famille de ce manifestant de 21 ans, le patron des gendarmes a dit à BFMTV accorder son «soutien total» à l'escadron qui a dû faire face aux manifestants le week-end dernier à Sivens (Tarn). «J'estime qu'il n'y a pas de faute intentionnelle volontaire et il n'est pas envisageable de suspendre quelqu'un», a ajouté Denis Favier, «je ne laisserai personne au bord du chemin».

«Mon rôle est de soutenir mes hommes et je les soutiendrai»

Après avoir évoqué «un concours de circonstances tout à fait défavorables», pour tenter d'expliquer comment une grenade utilisée par ses troupes avait pu provoquer la mort d'un manifestant, le patron des gendarmes a assuré avoir rencontré un escadron «meurtri» et «conscient» du drame.

«Mon rôle est de soutenir mes hommes et je les soutiendrai (...), ce soutien ne fait pas obstacle à un devoir de transparence de vérité et de sincérité», a-t-il assuré. «Nous avons tous besoin de savoir ce qui s'est passé», a dit Denis Favier.

Le parquet de Toulouse a ouvert mercredi une information judiciaire pour «violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner». L'emploi des grenades offensives utilisées par les forces de l'ordre a été suspendu mardi par le ministre de l'Intérieur à la suite de la mort de Rémi Fraisse.