Mort de Rémi Fraisse: «Il ne s'agit pas d'une bavure», assure Bernard Cazeneuve

ENQUETE Le jeune militant est sans doute mort à cause d'une grenade lancée par les gendarmes...

20 Minutes avec AFP
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Le ministère de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, le 22 septembre 2014 à Paris
Le ministère de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, le 22 septembre 2014 à Paris — AFP

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a affirmé mardi sur Public Sénat que la mort de Rémi Fraisse lors d'une manifestation contre le barrage de Sivens dimanche n'était «pas une bavure».

Interrogé lors de l'émission Preuves par trois Public Sénat/AFP/Dailymotion, qui sera diffusée dans la soirée, Bernard Cazeneuve, sur le fait de savoir s'il s'agissait d'une bavure, a répondu: «Non, il ne s'agit pas d'une bavure». «On ne peut pas présenter les choses ainsi».

«On n'est pas au terme de l'enquête»

«Vous évoquez le cas de Malik Oussekine, les circonstances n'ont rien à voir l'une avec l'autre», a dit le ministre, qui avait annoncé un peu plus tôt la suspension de l'utilisation de grenades offensives. «L'enquête établira les conditions dans lesquelles les événements se sont produits», a-t-il dit, qualifiant Rémi Fraisse de «pacifique». «C'est un échec de la société car il y a trop de violence», a-t-il dit.

L'enquête sur la mort de Rémi Fraisse sur le site du barrage contesté de Sivens (Tarn) privilégie la thèse d'un décès dû à une grenade offensive lancée par les gendarmes, après la découverte de traces de TNT sur ses vêtements, a annoncé mardi le procureur d'Albi. «On n'est pas au terme de l'enquête», a encore dit le ministre.

Interrogé sur un arrêt des travaux ou non de ce barrage, Bernard Cazeneuve a indiqué qu'il « n'avait pas d'information sur le sujet ». Dans la soirée, on apprenait que le président du conseil général du Tarn avait décidé la suspension de ces travaux.