L’été indien a sauvé la récolte dans le Bordelais, la grêle a achevé celle du Languedoc

AGROALIMENTAIRE Les vignobles renouent avec des niveaux de récolte dans la moyenne après plusieurs années de faibles rendements…

Vincent Vantighem

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Charly-sur-Marne, le 12 septembre 2008. Une femme vendange des vignes.
Charly-sur-Marne, le 12 septembre 2008. Une femme vendange des vignes. — ALAIN JULIEN / AFP

Qu’importe le flacon, pourvu qu’il y ait un peu de soleil… Après une saison climatique compliquée, l’été indien aurait bien sauvé les vignobles français du marasme. La plupart d’entre eux ont renoué, cette année, avec des niveaux de récolte dans la moyenne après plusieurs années de faibles rendements, ont indiqué, mardi, les vignerons coopérateurs.

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Malgré le climat «particulier» de l'année, avec un printemps chaud, un été frais et humide et des orages de grêle, «heureusement nous avons eu un mois de septembre idéal, chaud et sec, ce qui a permis d'attendre le meilleur moment pour récolter», a indiqué Boris Calmette, le président des Vignerons coopérateurs de France, qui assurent la moitié environ de la production française (hors Charentes).

Pour autant, avec 45 millions d’hectolitres pour l’ensemble du vignoble, «si la France retrouve son premier rang mondial c'est surtout parce que les récoltes des concurrents, Italie et Espagne notamment, sont en baisse».

Bordeaux

Avec 5, 5 millions d’hectolitres, le Bordeaux renoue avec une belle récolte. En 2013, elle n’était que de 3,8 millions d’hectolitres et de 5,3 millions en 2012. «On a aujourd’hui une qualité et des volumes intéressants», témoigne Stéphane Héraud, le premier vice-président de la fédération des coopératives viticoles d’Aquitaine. «Les huit semaines de beau temps chaud en septembre et octobre ont permis d’achever les vendanges avec des raisons à maturité et non stressés.»

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Languedoc-Roussillon

Avec une production autour de 11 millions d’hectolitres, la région affiche une baisse de 10%. «La récolte est historiquement faible dans l’Hérault et dans l’Aude», indique les Vignerons coopérateurs. Cela est dû aux épisodes de grêle qui ont provoqué des pertes allant jusqu’à 35 ou 40% dans certains vignobles autour de Béziers et de Narbonne.

L’Alsace

Un million d’hectolitres, c’est bien en dessous de ce qui était escompté. «L’absence totale de stocks provoque une situation très tendue, intéressante en termes de prix mais qui risque de poser problème pour tenir les parts de marché», explique Boris Calmette.


Notre reportage sur les vendanges en Alsace par 20Minutes

Ailleurs

Le Beaujolais (800.000 hectolitres), le Bourgogne (1,5 million d’hectolitres) et les Côtes-Du-Rhône renouent avec leurs niveaux habituels après plusieurs années de baisse.