EN DIRECT. Sivens: L'enquête privilégie la thèse de la grenade lancée par les gendarmes... Les parents de Rémi Fraisse appellent au calme...

SOCIETE La mort du militant contre le barrage de Sivens suscite de nombreuses réactions...  

A.Ch., V.V. et W.M.

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Des manifestants rendent hommage à Rémi Fraisse mort sur le site du barrage contesté de Sivens devant la préfecture d'Albi le 27 octobre 2014
Des manifestants rendent hommage à Rémi Fraisse mort sur le site du barrage contesté de Sivens devant la préfecture d'Albi le 27 octobre 2014 — Remy Gabalda AFP
18h28 - Bernard Cazeneuve annonce qu'il suspend l'utilisation des grenades offensives

Alors que les enquêteurs ont découvert des traces de TNT sur les vêtements de Rémi Fraisse, laissant penser que le manifestant a été victime d'une grenade de la gendarmerie, Bernard Cazeneuve vient d'annoncer qu'il suspendait l'utilisation des grenades offensives.
17h40
17h39: Les parents de Rémi Fraisse appellent «au calme» lors des hommages à leur fils

Les parents, qui ont porté plainte pour «homicide volontaire» et pour «violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner», appellent «au calme dans le cadre des rassemblements organisés en hommage à leur fils», a déclaré leur avocat, Arié Alimi, à l'AFP.

17h25

17h23: Une grenade lancée par les gendarmes serait à l'origine du décès de Rémi Fraisse

L'enquête sur la mort de Rémi Fraisse privilégie la thèse d'un décès dû à une grenade offensive lancée par les gendarmes, après la découverte de traces de TNT sur ses vêtements, a annoncé mardi le procureur d'Albi.
«On a retrouvé des traces de TNT, sur certains scellés, provenant des effets vestimentaires de la victime», a annoncé le procureur Claude Dérens à la presse.
Ces résultats «orientent donc l'enquête, puisque la mise en oeuvre d'un explosif militaire de type “grenade offensive” semble acquise au dossier», a dit le magistrat, qui a précisé que «le TNT figure dans la composition des charges des grenades lacrymogènes ou offensives utilisées par les gendarmes».
17h13
17h10: Des traces d'explosif utilisé dans les grenades des gendarmes ont été retrouvées sur les vêtements de Rémi Fraisse, annonce le procureur de la République.
16h30 - Les agriculteurs locaux défendent le barrage

Silencieux depuis le début des affrontements, les agriculteurs concernés par le barrage ont fait part de leur position dans un communiqué. «Stocker de l'eau est crucial pour l'agriculture locale», indique en substance Phillipe Jougla, le président de la FDSEA du Tarn.

«En dix ans, près d'un tiers des exploitations agricoles ont disparu», poursuit le président qui s'en prend à ceux qui tentent de faire croire que le projet est à la solde de gros agriculteurs productivistes: «La taille moyenne des fermes n'est que de 40 hectares...»
15h22 - Manuel Valls n'acceptera pas la mise en cause des forces de l'ordre.

Le Premier ministre Manuel Valls a défendu mardi le ministre de l'Intérieur en expliquant qu'il n'accepterait pas les «mises en causes» et les «accusations» contre Bernard Cazeneuve, évoquant les attaques des écologistes contre les forces de l'ordre, après la mort de Rémi Fraisse à Sivens (Tarn).
 

«Je n'accepte pas et je n'accepterai pas les mises en cause, les accusations qui ont été portées en dehors de l'hémicycle à l'encontre du ministre de l'Intérieur», a-t-il dit à l'Assemblée, dans un silence total, défendant aussi «l'action des policiers et des gendarmes» et appelant à «la décence et la tempérance».

15h15 - «On ne construit pas un barrage sur un cadavre», lâche Mamère

Le député écologiste en appelle à la responsabilité de François Hollande et Manuel Valls pour faire arrêter le chantier.
14h59 - François De Rugy juge «inadmissible de mettre en cause» les écologistes

Le chef de file du groupe écologiste à l'Assemblée, François de Rugy, s'est dit «très choqué par les polémiques lancées contre les écologistes» à propos des réactions sur la mort du manifestant Rémi Fraisse dimanche sur le site du barrage de Sivens (Tarn). «Il est inadmissible de mettre en cause les écologistes de cette façon alors que le deuil devrait prévaloir», a-t-il déclaré mardi à la presse en réaction aux propos de François Fillon, qui a évoqué «une part de responsabilité» des écologistes dans le drame. «Nous sommes profondément pacifistes et non violents», a-t-il insisté. «Ces gens-là (les violents) sont minoritaires et les autres n'ont pas à en payer le prix».
«C'est la doctrine républicaine du maintien de l'ordre de tout faire pour éviter des victimes dans une manifestation. Il est extrêmement rare heureusement qu'on trouve la mort dans une manifestation», a-t-il dit. François de Rugy a regretté «l'expression politique tardive du chef de l'Etat et du gouvernement». Les députés écologistes interrogeront Manuel Valls lors des questions au gouvernement et lui demanderont «l'abandon du projet contestable et contesté» du barrage.
 
14h18 - Le Front de gauche demande la suspension du chantier

Le chef de file du Front de gauche à l'Assemblée André Chassaigne a demandé mardi la suspension des travaux du barrage de Sivens (Tarn), «non seulement parce qu'il y a eu un drame mais aussi parce que c'est un projet disproportionné». «Il faut que le chantier s'arrête (...). Aux acteurs locaux ensuite de dialoguer et de discuter de la suite», a-t-il dit lors d'un point presse. Après la mort d'un manifestant dimanche, André Chassaigne a fait part de «l'émotion de son groupe face à ce terrible accident, cette tragédie dans le cadre, semble-t-il, d'une intervention policière particulièrement violente».
Le député a fait un lien entre ce projet et celui dit de la «ferme aux mille vaches» en Picardie, alors que s'est ouvert mardi matin à Amiens le procès en correctionnelle de neuf militants de la Confédération paysanne pour des dégradations contre cette ferme d'une taille sans précédent en France. «Ce sont des projets disproportionnés qui se placent dans une agriculture productiviste, à l'inverse de l'orientation de la loi d'avenir sur l'agriculture que nous venons de voter», a-t-il jugé.
 
13h55 - Christian Jacob (UMP) ne veut pas que le projet soit remis en cause.

Lors d'une conférence de presse, ce mardi matin, Christian Jacob, chef de file des députés UMP a eu une «pensée pour la famille et les proches de ce jeune, car perdre la vie à 22 ans c'est toujours un drame terrible».

Estimant pour autant que «les organisateurs de ce type de manifestations doivent avoir le sens des responsabilités et mesurer les risques», l'élu de Seine-et-Marne a indiqué qu'il ne voulait «absolument pas» que le projet de barrage soit remis en cause.
13h43 - François Hollande chahuté par deux Femen avant son intervention.

Alors qu'il allait s'exprimer sur le drame de Sivens (Tarn), le chef de l'Etat et son service d'ordre ont été surpris par deux Femen qui comptaient l'interpeller sur les poursuites judiciaires dont le mouvement est la cible en ce moment.
Notre article sur le sujet est à lire ici.

La vidéo mise en ligne par BFM TV
 
13h15
13h13 - Pendant ce temps-là, Eric Ciotti (UMP) demande la dissolution des groupuscules d'extrême gauche radicale
Le président du Conseil général des Alpes-Maritimes l'a indiqué, ce midi, sur l'antenne d'I Télé. Au passage, il en a profité pour tâcler les écologistes.


 
12h44 - France Nature Environnement appelle à un hommage sur les réseaux sociaux

L'association appelle à un hommage à Rémi Fraisse, membre d'une association affiliée à France Nature Environnement.

 
 
12h32 - Pascal Canfin demande l'arrêt du barrage à Ségolène Royal

L'ancien ministre a demandé ce midi l'arrêt du barrage de Sivens à la ministre de l'Ecologie.
 
Pascal Canfin: "Le barrage de Sivens est... par Europe1fr
11h48 - Le sac à dos de Rémi Fraisse, pièce maîtresse de l’enquête, n'est toujours pas aux mains des enquêteurs

Le sac à dos du jeune militant est toujours détenu par les opposants au projet de barrage. Le procureur d’Albi, qui s’est rendu sur les lieux des affrontements ce mardi matin a déclaré espérer «qu’ils vont le donner aux enquêteurs». Son examen pourrait permettre de savoir si Rémi Fraisse avait un cocktail Molotov dans son sac. Cela pourrait expliquer l’explosion dont a été victime le jeune homme dans le haut du dos.
 
 
11h24 - Manuel Valls regrette les «propos excessifs» de certains écologistes

Le Premier ministre a déclaré ce mardi matin: «Dans ces circonstances, il faut être solidaire, faire preuve de compassion et de dignité. Tout propos public doit être dans la mesure, dans la retenue. Il faut faire preuve d’une très grande responsabilité.» Manuel Valls a ajouté: «J’ai entendu des mises en cause qui ne sont pas à la hauteur du drame.»
 
11h20 - François Hollande : «Je ne peux pas accepter qu’on se déchire sur un drame humain»

Le président de la République a déclaré ce mardi matin: «Quand un jeune meurt, la première des réactions, c’est celle de a compassion». «J’ai appelé son père ce matin pour lui dire ma solidarité», a ajouté François Hollande, qui appelle à l’apaisement: «Je ne peux pas accepter que dans un pays on se déchire sur un drame humain.»
 
11h02 - Huit interpellations après les incidents en marge de la manifestation à Nantes

Huit personnes ont été interpellées, dont cinq ont été placées en garde à vue, après les incidents qui ont eu lieu lors d'une manifestation, lundi soir à Nantes, en hommage à Rémi Fraisse. Elles ont été interpellées dans la nuit de lundi à mardi pour des «incriminations diverses» selon la préfecture. .Les gardes à vue étaient toujours en cours mardi matin, dont deux pour des jets de projectiles sur les forces de l'ordre, deux pour un vol en réunion visant une banque, et une pour possession de stupéfiants, a-t-on précisé de source policière. Les trois autres personnes interpellées, pour une «simple vérification d'identité», ont été relâchées dans la soirée, a-t-on ajouté de même source.
Au cours de la soirée, les forces de l'ordre avaient fait usage de gaz lacrymogènes et un tir de lanceur de balle de défense de 40 mm a touché au ventre un manifestant qui jetait des bouteilles en verre sur les policiers, et qui a pris la fuite, selon cette même source. «Ces faits de violences inacceptables sont fermement condamnés par le préfet», a-t-on déclaré à la préfecture. Une nouvelle manifestation est prévue samedi à Nantes à 14h.
 
10h35 - La Coordination rurale du Lot-et-Garonne «déplore» la mort de Rémi Fraisse mais défend le projet de barrage

La Coordination rurale du Lot-et-Garonne (CR 47) a déploré mardi la mort de Rémi Fraisse tout en dénonçant une contestation «pseudo écologiste» d'un projet qu'elle entend défendre. La CR 47, majoritaire à la chambre d'agriculture du département, appelle ainsi dans un communiqué à un «rassemblement pacifique» qui «pourrait réunir l'ensemble des agriculteurs du grand Sud-ouest» pour soutenir la construction du barrage. «Les agriculteurs de la CR déplorent le décès du jeune homme pour une cause qui ne valait pas une vie. Toutefois, cette contestation menée par des pseudos écologistes, versant dans l'anarchisme, fait craindre à la CR l'enlisement du projet malgré son incontestable pertinence et le consensus politique dont il faisait l'objet», déclare le syndicat agricole dans un communiqué.
 
10h27 - Emmanuelle Cosse juge «inadmissible» la «mise en cause des écologistes»

La secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), s'est déclarée mardi «scandalisée» par les propos de Bernard Cazeneuve après la mort de Rémi Fraisse, jugeant que le ministre de l'Intérieur met «en cause directement les écologistes». «Je suis scandalisée de la mise en cause directe des écologistes», a déclaré à l'AFP Emmanuelle Cosse, en réponse à Bernard Cazeneuve qui avait «condamné» un peu plus tôt les attaques de Cécile Duflot et José Bové à l'encontre de l'action du gouvernement dans cette affaire. «Je trouve inadmissible que le ministre de l'Intérieur nous désigne comme jetant de l'huile sur le feu alors que, depuis deux mois, nous dénonçons la façon dont les forces de l'ordre agissent sur cette zone», a réagi Emmanuelle Cosse. «La responsabilité du ministre de l'Intérieur est d'assurer à la famille une enquête rapide, exemplaire et que toute la vérité soit faite sur le décès de Rémi Fraisse» dimanche sur le site du barrage contesté de Sivens (Tarn), a-t-elle ajouté. La patronne des écologistes «en appelle à la dignité de tous les responsables politiques».
 
10h17 - Pour Noël Mamère, «ce qui s’est passé à Sivens aurait pu être évité»

Dans une tribune publiée par Rue89, Noël Mamère met en cause la responsabilité des autorités dans le décès de Rémi Fraisse. «A vouloir passer en force pour imposer ses grands projets inutiles et coûteux contre des populations en résistance, l’Etat s’est laissé entraîner dans la spirale de l’affrontement, sur le mode provocations-répressions», estime Noël Mamère, ajoutant que «Lundi de la semaine dernière, avec Cécile Duflot, nous nous sommes rendus sur le site du barrage pour soutenir les opposants. Nous avons pu nous rendre compte de la stratégie de la tension entretenue par les forces de l’ordre qui avaient évacué à douze reprises des occupants du site, parfois avec une grande violence, à coups de matraques, de gaz lacrymogènes ou assourdissantes et de flashballs.»
L’élu demande que «la ministre de l’Ecologie décrète l’arrêt immédiat et total de ce projet bidon, qu’elle annule la déclaration d’utilité publique et qu’une commission d’enquête parlementaire soit constituée pour faire toute la lumière sur la mort de Rémi», concluant: «Rémi ne sera pas mort pour rien. Pour sa mémoire, pour la justice et pour la planète, nous ne lâcherons rien et nous ferons de Sivens le symbole de nos luttes».
 
10h10 - Aucune brûlure n'a été constaté sur le corps de Rémi Fraisse

D'après l'avocat de la famille de Rémi Fraisse, cela excluerait l'hypothèse d'un cocktail molotov.
9h55 - Emmanuelle Cosse réagit aux déclarations de Bernard Cazeneuve

La secrétaire nationale d'Europe-Ecologie Les Verts estime que «Quand on est ministre de l'Intérieur et qu'il y a un mort, on ne polémique pas»
 
9h55 - Emmanuelle Cosse réagit aux déclarations de Bernard Cazeneuve

La secrétaire nationale d'Europe-Ecologie Les Verts estime que «Quand on est ministre de l'Intérieur et qu'il y a un mort, on ne polémique pas»
 
09h31 – Bernard Cazeneuve juge les propos de José Bové «indignes»

Réagissant à l’interpellation de José Bové ce matin sur BFMTV, le ministre de l’Intérieur a dénoncé «les propos indignes» de José Bové «qui relèvent de l’instrumentalisation politique et je trouve cela scandaleux», a déclaré Bernard Cazeneuve.
 
09h29 - José Bové accuse Bernard Cazeneuve de «provocation» et lui demande de «s'expliquer»

Le député européen José Bové a accusé mardi Bernard Cazeneuve de «provocation» pour avoir posté des gendarmes sur le site du barrage de Sivens (Tarn), où un jeune homme est mort lors d'affrontements, demandant au ministre de «s'expliquer». «Il est évident que le ministre de l'Intérieur a la responsabilité. Pourquoi mettre des policiers sur ce site alors qu'il n'y a rien à protéger? C'est une provocation», a déclaré José Bové sur BFM TV. «On a envie au niveau du ministère que les choses dérapent. C'est une vieille pratique de manipulation. C'est un chiffon rouge. Il y a une erreur lourde et il va falloir que le ministère de l'Intérieur s'explique. Je demande solennellement au ministre de s'expliquer», a-t-il ajouté. «J'accuse le ministre de l'Intérieur d'avoir mis délibérément des gendarmes pour garder une zone dévastée sans aucun engin (de chantier, ndlr), uniquement pour créer de la tension».
 
9h24: Bernard Cazeneuve parle d’un «engrenage funeste» et prend la défense des membres des forces de l'ordre blessés

Le ministre de l’Intérieur s’est exprimé ce mardi matin pour «dire la détermination du gouvernement à faire en sorte que toute la vérité soit faite sur cet événement tragique» et rappeler qu’une procédure judiciaire est en cours, justifiant ainsi le silence qui lui avait été reproché depuis les événements de samedi.
Bernard Cazeneuve a également pris la défense des forces de l’ordre en rappelant que «de nombreuses violences ont eu lieu au cours des dernières semaines, qui ont conduit à des blessures sur des policiers et gendarmes», chiffrant à 56 le nombre de représentants des forces de l’ordre  blessés depuis le début du mois de septembre. « Quand on souhaite que la violence recule, on doit être attaché au principe de responsabilité, a déclaré le ministre de l’Intérieur. Il appartient à la justice de faire toute la lumière sur les événements qui ont eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche mais aussi à chacun d’être dans la retenue et d’être responsable. On ne peut pas procéder à des accusations avant que la justice ne soit au bout de ses enquêtes ni occulter des violences qui ont conduit à un engrenage funeste».
09h16 - Pour François Fillon, les Verts ont une «part de responsabilité» dans la mort de Rémi Fraisse

François Fillon (UMP) a qualifié mardi de «drame qui ne peut être accepté» la mort du manifestant Rémi Fraisse mais a pointé «une part de responsabilité» de ceux qui utilisent «la violence politique», mettant en cause «en particulier les Verts». Sur Europe 1, l'ex-Premier ministre a assuré que «la mort d'un homme qui se bat pour ses idées dans une démocratie est un drame» qui ne peut «être accepté». Mais «ceux qui font de la violence politique une arme désormais systématique» contre des projets ont «leur part de responsabilité», «je mets en cause en particulier les Verts».
 
09h13 - Une minute de silence à Amiens

Réunis en soutien à neuf militants de la Confédération paysanne qui comparaissent ce mardi devant le tribunal d'Amiens dans l'affaire de la ferme des mille vaches, les opposants à ce projet de ferme industrielle ont observé une minute de silence en hommage à Rémi Fraisse.
09h10 - Marisol Touraine déplore une «tragédie»

La ministre de la Santé Marisol Touraine a déploré mardi une «tragédie» après la mort du manifestant Rémi Fraisse et appelé à attendre le résultat des «enquêtes» à l'issue desquelles «des décisions pourront être prises». «Tout d'abord, cela reste une tragédie», a déclaré la ministre sur France 2. «Je pense à ce jeune homme de 21 ans, je pense à ses parents, à sa famille, parce qu'on ne meurt pas comme cela, dans une manifestation. Je veux leur présenter mes condoléances», a-t-elle ajouté, alors que le gouvernement était critiqué mardi matin pour sa gestion de l'affaire.
 
09h09 - Cécile Duflot dénonce «une tâche indélébile sur l'action du gouvernement»

«C’est un drame absolu, c’est aussi un scandale»: la députée écologiste Cécile Duflot a dénoncé ce mardi matin l’attitude du gouvernement à la suite de la mort du militant contre le barrage de Sivens, Rémi Fraisse. «Depuis 48h aucun membre de ce gouvernement, qui avait théoriquement fait de la jeunesse une priorité, ne s'est exprimé pour présenter ses condoléances, pour dire qu'il regrettait ce qui s'est passé. Nous sommes face à une situation intolérable et qui va finir par être une tache indélébile sur l'action du gouvernement», a déclaré Cécile Duflot sur France Info.

9h06 - Au lendemain de nombreuses manifestations en hommage au militant contre le barrage de Sivens, Rémi Fraisse, tué ce week-end, les réactions se multiplient. Bernard Cazeneuve, le ministre de  l’Intérieur, doit s’exprimer ce mardi matin. La députée écologiste Cécile Duflot a dénoncé une «tâche indélébile sur l’action du gouvernement». les enquêteurs doivent fournir de nouveaux éléments aujourd’hui sur les circonstances de la mort de Rémi Fraisse.