Intempéries: L'Etat et Montpellier obligés d'héberger des Roms

INTEMPERIES Les caravanes d'une vingtaine de Roms ont été détruites lors des intempéries début octobre...

20 Minutes avec AFP

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Inondations à Montpellier
Inondations à Montpellier — Nicolas Bonzom / Maxele Presse / 20 minutes

Le tribunal administratif de Montpellier a ordonné mercredi à l'Etat et à la ville de Montpellier de trouver un logement décent d'urgence «dès la nuit de mercredi» pour une vingtaine de Roms, dont les caravanes avaient été détruites lors des intempéries des 6 et 7 octobre, a-t-on appris jeudi auprès de leur avocate. «C'est un jugement qui fait jurisprudence au niveau national» s'est félicitée jeudi, lors d'une conférence de presse, Me Sophie Mazas, au nom de la Ligue des droits de l'Homme.

Saisi en référé à cinq reprises, le tribunal administratif a enjoint au préfet de l'Hérault de «prendre toute mesure pour assurer, sans délai (...) un logement décent» aux familles de Roms sinistrées lors des inondations de début octobre et qui , selon Me Mazas «étaient à la rue après deux nuits d'hébergement».

«C'est à l'État de trouver des logements décents à ces familles»

Les jugements précisent que les familles de Roms devront être accueillies dans des logements d'urgence «jusqu'à ce qu'une solution d'hébergement pérenne ait pu être trouvée». Selon Sophie Mazas, «après deux nuits passées dans des Algeco d'un ancien chantier appartenant à la ville de Montpellier sans couverture, sans lit et sans nourriture, les familles de Roms ont été mises dehors et ont regagné le campement plein de boue, avec des caravanes détruites et des matelas mouillés».

L'avocate et des associations ont dénoncé une «discrimination» envers les Roms dont les familles comptent cinq nourrissons de sept à dix mois, des adolescents et deux couples de sexagénaires à la santé précaire. Interrogée, Fanny Ervéra directrice de cabinet de Philippe Saurel, maire DVG de Montpellier a déclaré que «c'était à l'État de trouver des logements décents à ces familles de Roms, si la préfecture nous demande d'en mettre à disposition, nous le ferons ».

La préfecture de l'Hérault a trouvé dès mercredi soir des hôtels sociaux pour abriter les Roms sinistrés, mais pour seulement trois, voire quatre nuits. «Et après, ils iront où?» se sont inquiétées lors d'une conférence de presse les associations humanitaires qui se sont mobilisées pour les familles de Roms.