Meurtres de la gare de Perpignan: Le suspect a été mis en examen

JUSTICE Il sera mis en examen pour «viol avec armes en récidive et assassinat», a indiqué le procureur de Perpignan...

B.D.
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Un homme de 54 ans a été interpellé mardi à son domicile de Perpignan et placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur la disparition de trois femmes près de la gare de Perpignan entre 1995 et 1998
Un homme de 54 ans a été interpellé mardi à son domicile de Perpignan et placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur la disparition de trois femmes près de la gare de Perpignan entre 1995 et 1998 — Raymond Roig AFP

Le magasinier de 54 ans, interpellé mardi dans le cadre de l'enquête sur les disparues de Perpignan, et qui a avoué le meurtre de Mokhtaria Chaïb dans la nuit de mercredi à ce jeudi, sera mis en examen pour «viol avec armes en récidive et assassinat», a indiqué le procureur de Perpignan, Achille Kiriakides, lors d'une conférence de presse.

L'homme, arrêté mardi matin au nord de Perpignan, «comparaît en ce moment même devant un juge d'instruction. Il sera mis en examen pour viol avec armes en récidive et assassinat» de la jeune étudiante en sociologie de 19 ans disparue près de la gare, a indiqué le procureur lors d'un point de presse.

ADN

«Il encourt la réclusion à perpétuité, il a passé des aveux cette nuit», a encore ajouté Achille Kiriakides. Et le suspect, actuellement sans emploi et sans véritable domicile, devrait être placé «en détention provisoire». «A ce stade de la procédure, je le rappelle, cet homme est présumé innocent», a-t-il indiqué, soulignant le caractère «très délicat de cette affaire».

Le procureur a insisté sur le secret de l'instruction et l'identité du suspect n'a d'ailleurs pas été révélée, mais Achille Kiriakides a précisé que la justice avait «eu l'identité de la personne qui a été interpellée la semaine dernière». Le magistrat a confirmé que l'ADN avait été l'élément déclencheur de l'interpellation du suspect mardi.

«D'innombrables investigations, plusieurs pistes explorées, la persévérance, le travail méticuleux des enquêteurs de l'antenne de Perpignan, du SRPJ de Montpellier alliés aux avancées de la science ont permis de mettre un nom sur une trace d'ADN», a également indiqué Achille Kiriakides.

«Trop tôt pour se prononcer sur les deux autres cas»

Interrogé sur l'implication du suspect dans le meurtre de Marie-Hélène Gonzalez, 22 ans, en juin 1998, et la disparition de Tatiana Andujar, 17 ans, en septembre 1995, le procureur a répondu: «Il est à mon avis trop tôt pour le moment pour se prononcer sur ces deux autres cas.»

Tant Mokhtaria Chaïb que Marie-Hélène Gonzalez ont été retrouvées portant les mêmes blessures: l'ablation des deux seins et de leur appareil génital prélevés de manière quasi-chirurgicale. Marie-Hélène avait de plus été décapitée. Tatiana Andujar n'a jamais été retrouvée.