L'«escroc des stars» Rocancourt et l'ex-patron du GIGN Christian Prouteau mis en examen

SOCIETE Ils sont soupçonnés dans une affaire d'escroquerie...

20 Minutes avec AFP
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Chritsophe Rocancourt
Chritsophe Rocancourt — Sipa

Cinq personnes, dont Christophe Rocancourt surnommé l'«escroc des stars» et l'ancien patron du GIGN Christian Prouteau, ont été mises en examen jeudi par des juges d'instruction dans une nouvelle affaire d'escroquerie et de corruption présumées, a appris l'AFP de source judiciaire.

La compagne de Christophe Rocancourt, l'un de ses avocats, Me Marcel Ceccaldi, et un notaire ont également été mis en examen, a précisé la source. Déjà condamné en 2012 pour abus de faiblesse de la réalisatrice Catherine Breillat, Christophe Rocancourt devait encore comparaître jeudi devant un magistrat spécialisé, qui pourrait le placer en détention provisoire ou sous contrôle judiciaire.

Comparution devant un magistrat spécialisé

Dans cette nouvelle affaire, les enquêteurs le soupçonnent notamment d'avoir tenté, contre paiement, de faire régulariser des situations administratives en lien avec des titres de séjour, auprès de la préfecture de police de Paris, selon une source proche du dossier.

Il aurait également fait croire à des relations qu'il avait les moyens d'intervenir auprès d'un policier.

Christophe Rocancourt a été mis en examen pour escroquerie, trafic d'influence actif, blanchiment de fraude fiscale et exercice illégal de la profession de banquier, a précisé la source judiciaire.

Précédentes condamnations

Créateur du GIGN en 1974, ami depuis quelques années de Christophe Rocancourt selon une source proche du dossier, Christian Prouteau a lui été mis en examen pour dissimulation d'activité et trafic d'influence passif. Il est connu pour avoir réorganisé en 1982 la sécurité du président François Mitterrand à sa demande. Il avait alors créé le groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), composé uniquement de gendarmes, pour assurer sa protection.

L'avocat Marcel Ceccaldi est mis en examen pour recel de corruption active, trafic d'influence actif et blanchiment d'exercice illégal de la profession de banquier.

Christophe Rocancourt s'était rendu célèbre en se faisant passer dans les années 90 pour un héritier du milliardaire américain Rockefeller, arnaquant ainsi plusieurs stars de Hollywood. Il avait alors purgé cinq ans de prison aux Etats-Unis pour ces escroqueries.

En février 2012, il avait été condamné en France à 16 mois de prison, dont huit mois ferme, et 578.000 euros de dommages et intérêts pour abus de faiblesse au préjudice de la réalisatrice Catherine Breillat, à qui il avait extorqué plus de 700.000 euros.