Yvelines: Deux jeunes sont-ils partis en Syrie pour combattre les djihadistes?

DISPARITION Leurs familles, d’origine kurde, le redoutent, révèle «Le Parisien-Aujourd’hui en France»...

C.B.

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Des Kurdes observent les combats entre jihadistes de l'EI et des combattants kurdes, le 28 septembre 2014 à la frontière avec la Syrie
Des Kurdes observent les combats entre jihadistes de l'EI et des combattants kurdes, le 28 septembre 2014 à la frontière avec la Syrie — AFP

Mais où sont-ils passés? Depuis dimanche, des familles résidant à Limay, dans les Yvelines, sont sans nouvelle de leurs enfants, deux jeunes hommes âgés de 17 et 18 ans. Ce sont les parents du mineur qui ont donné l’alerte, révèle Le Parisien-Aujourd’hui en France.

Leur crainte? Que leur fils soit parti avec son ami en Syrie, non pas pour mener le djihad comme des centaines d’autres adolescents français, mais au contraire pour lutter contre les combattants de Daesh. Depuis plusieurs mois, les deux adolescents, des Turcs d’origine kurde, suivent de très près la situation en Irak et en Syrie.

Des propos virulents contre Daesh

Ils ont visionné «des vidéos d’exactions de djihadistes contre les populations kurdes ou chiites» et leurs propos se faisaient de plus en plus «virulents à l’encontre de l’organisation de l’Etat islamique (EI)», écrit le quotidien. D’après la famille du mineur, la décapitation du Français Hervé Gourdel, le guide de haute montagne de 55 ans assassiné le 24 septembre dernier en Algérie par le groupe Jund al-Khilafa, lié à l'organisation de l’EI, aurait révolté leur fils.

Les deux amis sont-ils vraiment partis en Syrie? Et si tel est le cas, ont-ils effectué ce voyage par leurs propres moyens ou ont-ils été aidés par un réseau qui recruterait en France? Les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) le redoutent, assure Le Parisien.

Les policiers ont notamment découvert, en analysant les téléphones portables des deux adolescents, que ces derniers se trouvaient à proximité du centre culturel kurde Ahmet-Kaya, situé rue d’Enghien, dans le 10e arrondissement de Paris, le jour de leur disparition. Or, cette association culturelle a «un temps été soupçonnée d’être proche de l’organisation armée du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK)», rappelle le quotidien.