Première mise en examen d'un ancien dirigeant dans l'affaire Bygmalion

JUSTICE Guy Alvès est poursuivi pour abus de confiance, faux et usage de faux et complicité d'escroquerie...

20 Minutes avec AFP

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Le siège de Bygmalion le 4 juin 2014 à Paris
Le siège de Bygmalion le 4 juin 2014 à Paris — Thomas Samson AFP

Un des fondateurs de la société Bygmalion, Guy Alvès, a été mis en examen mercredi dans l'affaire des fausses factures de l'UMP et des comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, a annoncé son avocat, Me Patrick Maisonneuve.

Guy Alvès est poursuivi pour abus de confiance, faux et usage de faux et complicité d'escroquerie, a-t-il précisé. L'autre cofondateur de la société, Bastien Millot, et l'ex-patron d'une filiale de Bygmalion, Franck Attal, étaient également présentés aux juges en vue de leur éventuelle mise en examen.

Maquillage des comptes de campagne

Devant le juge, Guy Alvès a confirmé  au juge d'instruction mercredi l'existence d'un «dispositif (...) aux termes duquel l'UMP prenait en charge de façon irrégulière des frais de campagne de Nicolas Sarkozy» lors de la présidentielle de 2012, a annoncé son avocat, Me Patrick Maisonneuve, après la mise en examen de son client. «Guy Alvès n'a pas changé la position qui était la sienne», a ajouté l'avocat.