Pourquoi le pic annuel des naissances se passera sans douleur ce mardi

DEMOGRAPHIE Le 23 septembre est le jour de l’année qui enregistre le plus de naissances, selon une étude de l’Ined...

Claire Planchard
Peluche d'un nouveau-né dans une maternité.
Peluche d'un nouveau-né dans une maternité. — JAUBERT/SIPA

C’est tous les ans la même histoire: une petite coupe de champagne en trop au réveillon du 1er janvier et les maternités françaises connaissent une recrudescence de naissances neuf mois plus tard. Et en l’occurrence ce mardi. «Le pic des naissances autour du 23 septembre est un phénomène que l’on enregistre chaque année y compris dans d’autres pays, il n’y a donc aucune raison que cela change cette année», confirme Arnaud Régnier-Loilier, chercheur à l’Institut national d'études démographiques (Ined) et coauteur en 2011 de l’étude Y a-t-il une saison pour faire des enfants?, qui avait mis en évidence le décalage progressif du pic annuel des naissances du printemps à l’automne en France en l’espace de trente ans.

Parmi les principales explications avancées, un surcroît d’activité sexuelle à cette période de l’année chez les couples désirant des enfants et ayant arrêté leur contraception. Mais surtout  «une moindre vigilance contraceptive» chez tous les autres, souligne le chercheur qui a également relevé une recrudescence des IVG correspondant à des conceptions lors la Saint-Sylvestre.

Un excédent de naissances modeste

Pour autant, pas de raison de craindre une ruée dans les maternités dans les nuits qui viennent. «On ne constate aucun surplus d’activité dans nos services à cette période de l’année», indique-t-on à l’Ordre national des sages-femmes. Normal, répond le démographe: «Ce pic annuel de naissances s’étale sur une semaine centrée autour du 23 septembre et il est plutôt modeste avec seulement 8% des naissances supplémentaires par rapport aux autres semaines de l’année. C’est un surplus de naissances qui ne va pas toucher toutes les maternités et ne représenter en général qu'une ou deux naissances supplémentaires par établissement». «En réalité, aujourd’hui il n’y a quasiment plus de saisonnalité des naissances en France: elles sont réparties de manière quasi homogène sur l’ensemble de l’année», conclut Arnaud Régnier-Loilier.