Deux adolescentes soupçonnées de vouloir se rendre en Syrie interceptées à Marseille

TERRORISME Les deux jeunes filles, de 16 et 17 ans, originaires pour l'une de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, pour l'autre du département de la Sarthe, étaient en fugue...

M.B. avec AFP

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Des membres de la PAF (Police de l'Air et des Frontières) en  faction, le 06 octobre 2003 dans la zone d'attente de l'aéroport de  Roissy-Charles de Gaulle.
Des membres de la PAF (Police de l'Air et des Frontières) en faction, le 06 octobre 2003 dans la zone d'attente de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. — DANIEL JANIN / AFP

Deux adolescentes soupçonnées de vouloir se rendre en Syrie ont été interceptées samedi par la police de l'air et des frontières à l'aéroport de Marseille, où elles s'apprêtaient à embarquer pour Istanbul, a-t-on appris de source proche du dossier.

Les deux jeunes filles, de 16 et 17 ans, originaires pour l'une de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, pour l'autre du département de la Sarthe, étaient en fugue et leur signalement avait été diffusé par la gendarmerie, a-t-on précisé de même source. Plusieurs éléments laissent supposer que leur destination finale était la Syrie.

Les deux adolescentes devaient être remises à leurs familles, selon cette source.

930 Français sont impliqués dans des filières vers la Syrie et l'Irak

L'Assemblée a largement adopté jeudi le projet de loi de «lutte contre le terrorisme», qui crée notamment une interdiction de sortie du territoire pour freiner les départs croissants de jeunes Français candidats au jihad en Syrie. Plusieurs mineurs ont été interceptés ces derniers mois alors qu'ils tentaient de se rendre vers la Syrie. Le 30 août, un homme de 22 ans d'origine tchétchène, soupçonné de recruter pour le jihad en Syrie, et notamment d'avoir payé en liquide le billet d'avion d'une jeune fille de 16 ans à destination de la Turquie, avait été interpellé à l'aéroport de Nice.

>> Que prévoit le projet de loi antiterroriste?

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a récemment indiqué qu'après la mise en place de la plateforme de signalement depuis le printemps, au moins 70 départs ont pu être évités, sur 350 signalements, dont 80 mineurs et 150 femmes.

Selon le gouvernement, environ 930 Français sont impliqués dans des filières vers la Syrie et l'Irak (350 sur place dont 63 femmes, 185 repartis de Syrie, 170 en transit vers la zone et 232 ayant des velléités de départ), un nombre en augmentation de 74% en huit mois.