Perpignan: La lycéenne atteinte de pelade a repris les cours, avec sa casquette

FAITS DIVERS Myriam souffre depuis sept ans d'une pelade, une maladie qui provoque la chute des cheveux par plaques entières...

20 Minutes avec AFP

— 

Localisation de Perpignan
Localisation de Perpignan — Capture Google Map

Une adolescente de Perpignan a repris les cours jeudi dans son lycée après avoir été finalement autorisée à porter une casquette pour masquer une pelade, ce que la direction de l'établissement lui avait interdit lundi, a indiqué sa mère à l'AFP.

Myriam, 17 ans, élève de première ES au lycée Aristide Maillol de Perpignan, a retrouvé les bancs de son lycée jeudi matin, après un arrangement trouvé à l'issue d'une réunion à l'inspection académique mercredi, a précisé sa mère, qui a requis l'anonymat.

Son crâne se dégarnissait de plus en plus

«Myriam pourra porter un bonnet, un bandana, voire une casquette, même à l'envers, du moment qu'elle n'a pas de connotation, ne porte pas de grande inscription et n'est pas susceptible de nuire à l'image du lycée et de l'Éducation nationale», a expliqué la mère à une correspondante de l'AFP.

Myriam souffre depuis sept ans d'une pelade, une maladie qui provoque la chute des cheveux par plaques entières. Depuis son arrivée au lycée, en 2012, elle portait des bandeaux, autorisés par le règlement intérieur. Mais son crâne se dégarnissant de plus en plus, cette solution ne lui convenait plus et la lycéenne avait effectué sa rentrée avec une casquette.

Un sit-in de soutien dans son lycée

Mais elle s'était vu refuser lundi l'entrée de l'établissement, le principal Joël Mallenguery invoquant le règlement intérieur interdisant le port de la casquette, qui, avait-il justifié, «ne reçoit pas, comme dans beaucoup d'autres établissements scolaires, un accueil favorable».

Par les quelque 30 degrés que connaît encore Perpignan en cette période, le port d'un bonnet était exclu, avait expliqué Myriam. «On me dit de mettre un foulard. Mais je suis d'origine maghrébine. Je ne veux pas qu'il y ait d'amalgame», avait-elle ajouté. Lundi, près de 200 élèves avaient organisé un sit-in de soutien dans la cour du lycée.

Le principal avait porté l'affaire devant l'inspection académique qui a tranché mercredi. «Ils m'ont assuré qu'il n'y aurait pas d'autres problèmes. Je veux surtout que cette histoire s'arrête», a ajouté la mère.