Le projet de loi antiterroriste a été adopté par l'Assemblée nationale

LOI Le texte vise à renforcer l'arsenal antiterroriste afin notamment d'empêcher les départs en Syrie de candidats au djihad...

Vincent Vantighem

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Assemblée nationale, illustration.
Assemblée nationale, illustration. — LCHAM/SIPA

L'Assemblée nationale a adopté, ce jeudi matin, le projet de loi antiterroriste porté par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Il viste notamment à renforcer l'arsenal antiterroriste afin notamment d'empêcher les départs en Syrie de candidats au djihad...

Les députés examinaient ce texte depuis lundi soir dont le but est donc notamment d'empêcher les départs en Syrie de candidats au djihad, dont les autorités craignent qu'ils ne commettent des attentats à leur retour à l'instar de Mehdi Nemmouche. Au moment même où la France s'implique dans une coalition contre l'Etat islamique, le texte, qui veut s'attaquer également au «cyberdjihadisme», a fait l'objet d'un vote consensuel à l'issue des débats.

Reporters sans Frontières

L'opposition a ainsi soutenu ce projet au nom «de l'unité nationale contre le terrorisme», selon l'UMP Guillaume Larrivé. Hors de l'hémicycle en revanche, des organisations, comme le Syndicat de la Magistrature (SM) ou Reporters sans Frontières dénoncent des «atteintes aux libertés publiques» par des «mesures dérogatoires» au droit commun.

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Mesure phare du texte, le projet de loi instaure une interdiction administrative de sortie du territoire, matérialisée par la confiscation de la carte d'identité et du passeport. Cette interdiction, d'une durée de six mois renouvelable, sera décidée par le ministre de l'Intérieur «dès lors qu'il existe des raisons sérieuses de croire» que la personne visée «projette des déplacements à l'étranger ayant pour objet la participation à des activités terroristes» ou «sur un théâtre d'opérations de groupements terroristes».