Val d'Oise: Les policiers doivent déposer leurs armes après le suicide de deux collègues

POLICE La mesure concerne 2.000 policiers...

20 Minutes avec AFP

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le 26 mai 2011. Illustration d'un policier.
le 26 mai 2011. Illustration d'un policier. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Les quelque 2.000 policiers du département du Val d'Oise doivent tous déposer leurs armes de service après leur travail sur ordre de leur hiérarchie après le suicide de deux de leurs collègues vendredi dernier. Un syndicat de police, Synergie (seconde organisation d'officiers) a jugé cette mesure «inadmissible et inappropriée» tandis que le Direction générale de la police nationale (DGPN) a dit mercredi qu'elle avait été décidée «dans un souci de protection et de prévention».

Selon la DGPN, après le suicide coup sur coup, vendredi, de deux policiers du Val d'Oise à l'aide de leurs armes de service, la directrice départementale de la sécurité publique (DDSP) a demandé «le soir même» à ses troupes de déposer leurs armes en quittant leur service. «C'est à titre conservatoire et provisoire» en «attente» d'une réunion avec la «cellule de veille» dédiée aux suicides et mise en place dans la police, à grande échelle, il y a quelques années.

Cette mesure est une «infantilisation» des policiers, dénonce Synergie

Pour Synergie, cette mesure est une «infantilisation» des policiers et le syndicat met en avant la «mise en danger de leur intégrité» en invoquant à cet égard le règlement général d'emploi de la police sur les armes. Celui-ci stipule que le policier hors service est autorisé à porter son arme de service sur son ressort territorial d'exercice de son métier ou sur son trajet domicile/lieu de travail. Il ne peut alors l'utiliser que dans le cadre de sa fonction.

Sont généralement totalement désarmés les policiers dits «vulnérables» comme ceux fragiles psychologiquement. Synergie exige la levée de la «consigne» mise en oeuvre dans le Val d'Oise, «dans l'intérêt des policiers». Les suicides sont un problème récurrent dans la police et leur taux est un peu plus élevé que celui de la moyenne de la fonction publique et de la moyenne nationale, selon les études réalisées à ce sujet, soit une cinquantaine par an.

Il y en a eu une dizaine cet été, selon plusieurs sources policières, «sans lien direct» établi avec la fonction de policier, ce qu'ont également souligné ces mêmes études. Mercredi, un policier d'une quarantaine d'années s'est donné la mort avec son arme de service dans les locaux du commissariat de police de Salon-de-Provence, a-t-on appris auprès de la police.

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