Air France: Hôtesses et stewards pas encore prêts à faire grève

SOCIAL Les syndicats de personnel navigant se sont déclarés solidaires du mouvement des pilotes mais pas encore prêts à débrayer…

Audrey Chauvet

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Des employés d'Air France attendent à un comptoir d'enregistrement à l'aéroport d'Orly, le 16 septembre 2014
Des employés d'Air France attendent à un comptoir d'enregistrement à l'aéroport d'Orly, le 16 septembre 2014 — Stéphane de Sakutin AFP

Manuel Valls a beau avoir appelé à l’arrêt de la grève des pilotes d’Air France, «pas comprise» par les Français selon le Premier ministre, les syndicats de pilotes semblent déterminés à poursuivre leur débrayage. Ce mercredi, au troisième jour de grève, seulement quatre avions sur dix ont décollé et 60% des pilotes, selon la direction (75% selon le syndicat SNPL AF Alpa) sont toujours en grève. Ils devraient être aussi nombreux demain à rester au sol ce jeudi, entraînant encore de fortes perturbations dans les vols: Air France prévoit «42% de vols maintenus», une proportion quasi similaire à mardi et mercredi.

«On attend de voir»

Toutefois, la grève ne devrait pas encore s’étendre au personnel navigant, hôtesses et stewards. Dans un communiqué de presse publié lundi, les syndicats SNPNC et UNSA indiquaient soutenir la grève des pilotes d’Air France et menaçaient de se joindre à eux: «La compagnie pourrait affronter prochainement un nouveau mouvement social, cette fois-ci de la part de son personnel navigant de cabine: les hôtesses et stewards sont tout autant insatisfaits du plan Perform 2020 du groupe Air France-KLM qui prévoit notamment une montée en puissance de Transavia, sa filiale low-cost.»

Interrogé par 20 Minutes, le syndicat SNPNC précise qu’il ne s’agit pour l’instant que d’un soutien: «On attend de voir», déclare un représentant du syndicat. Les personnels navigants attendent la réponse d’Air France à la mobilisation des pilotes: «Nous devons vous informer qu’à défaut de changement d’attitude d’Air France dans ses relations avec l’Intersyndicale PNC, et surtout la garantie de ne pas démanteler, par la délocalisation et le dumping social, son activité court et moyen-courrier, nous n’aurons d’autre choix que de déposer un préavis de grève», écrivait l’intersyndicale des personnels navigants dans une lettre ouverte à Manuel Valls. Une menace supplémentaire qui pourrait prolonger la grève des pilotes prévue jusqu’au 22 septembre.