«Un nouveau magazine destiné à tous ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts»

INTERVIEW Violaine du Châtellier, la fondatrice de Debout, lancé ce mardi, explique à «20 minutes» la cible de ce magazine...

Propos recueillis par Delphine Bancaud

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Le premier numéro du magazine solidaire, «Debout» lancé le 16 septembre 2014.
Le premier numéro du magazine solidaire, «Debout» lancé le 16 septembre 2014. — HARSIN ISA/SIPA

Un magazine destiné aux plus démunis  pour leur donner des informations pratiques afin de simplifier leur quotidien. C’est ce mardi qu’est lancé Debout, un bimensuel solidaire et gratuit. Violaine du Châtellier, sa fondatrice explique à 20 minutes, la philosophie de ce nouveau journal.

Pourquoi lancer Debout alors que les Français ont accès à une foule d’informations pratiques sur Internet?

Il est destiné à tous ceux qui n’arrivent pas facilement à joindre les deux bouts. Dans ces foyers modestes, Internet est surtout utilisé pour regarder des vidéos ou jouer en ligne. Mais ils n’y vont pas pour chercher des solutions pour mieux gérer leur quotidien, car l’information n’est souvent pas assez pragmatique pour eux. Ils ont besoin d’une information de proximité que nous leur apportons avec Debout.

Quels thèmes abordez-vous dans le journal?

L’argent, le logement, l’emploi, la formation, la santé, les vacances, la beauté… C’est une véritable boîte à outils avec plein de conseils pour sortir de la galère. Le premier numéro comprend par exemple, un dossier proposant des solutions pour sortir du surendettement, faire baisser sa facture d’électricité, savoir bien lire son contrat de travail ou faire garder gratuitement ses enfants. Car trouver le bon interlocuteur, c’est déjà avoir envie de se mettre debout. Nos articles sont courts et immédiatement porteurs d’action. Les témoignages, comme celui de Fatima qui a créé son entreprise, vont aussi aider nos lecteurs à croire à leur chance de s’en sortir.

Où pourra-t-on trouver le magazine?

Il sera distribué gratuitement à 170.000 exemplaires dans neuf villes: Bordeaux, Paris, Lille, Lyon, Marseille, Mulhouse, Nantes, Nice et Strasbourg. On ne trouvera pas ce magazine en pile dans des présentoirs, mais il sera donné de la main à la main pour servir de lien entre les 8 millions d’acteurs sociaux et les publics précaires. Il sera distribué dans les CAF, les banques alimentaires, les mairies, les missions locales, les centres sociaux, les associations humanitaires. On démarre sur un bimestriel avec quatre hors séries. Et à terme, nous visons un million d’exemplaires si nos finances peuvent nous le permettre. Car notre journal est financé par des mécènes (entreprises et fondations privées) et des dons du grand public.