Une semaine sous tension s’ouvre pour le tandem Valls-Hollande

Vincent Vanthighem
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Manuel Valls et François Hollande sur le perron de l'Elysée le 2 avril 2014.
Manuel Valls et François Hollande sur le perron de l'Elysée le 2 avril 2014. — E. FEFERBERG / AFP

Vivement le week-end! Manuel Valls et François Hollande s’apprêtent à vivre une nouvelle semaine agitée après une rentrée largement perturbée par une série de scandales allant de la sortie du livre de Valérie Trierweiler à la démission de Thomas Thévenoud, empêtré dans un scandale fiscal.

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Plombé par un niveau de popularité jamais atteint sous la Ve République, le chef de l’Etat n’entend pourtant pas changer de cap. Il en sera d’ailleurs question dès, ce mardi, avec le vote de confiance au Parlement réclamé par Manuel Valls.

Valls n’a «aucun doute» sur le vote de confiance

Pour la deuxième fois en cinq mois, le Premier ministre n’a «aucun doute» sur l’issue du résultat. Sauf concordance malchanceuse, il devrait en effet obtenir sans encombre la majorité avec l’aide des 289 députés du groupe socialiste aidés des 17 voix du groupe radical. «Je demande à la gauche d’être forte. La question n’est pas de savoir si ça passe mais de passer avec de la force, des marges», a déclaré Manuel Valls au Journal du dimanche.

>> Eclairage: Les Frondeurs vers l'abstention collective

  Un message directement adressé à la cinquantaine de «frondeurs» socialistes qui pourraient s’abstenir pour montrer qu’ils ne partagent pas la ligne économique fixée par l’exécutif. A ce propos, le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a plaidé dimanche pour «une désescalade», jugeant que leur différend n’est pas suffisant pour «créer un schisme» parmi les socialistes.

«La pression est maximale»

Deux jours après le vote de confiance à Manuel Valls, ce sera au tour de François Hollande de passer sur le gril. Comme il s’y était engagé lors de la campagne, le chef de l’Etat organise, jeudi, une conférence de presse afin de faire le point sur la situation en cours et surtout de montrer qu’il ne compte pas changer de cap d’un iota.

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Très attendu, le chef de l’Etat devra rendre des comptes sur la situation économique en berne dans le pays et les tensions politiques qui agitent le gouvernement depuis fin-août. «Les socialistes comprennent qu’il y a une campagne insidieuse à faire démissionner François Hollande ou dissoudre l’Assemblée nationale, pense Jean-Christophe Cambadélis. La pression politique est maximale: La dynamique du FN est forte et Nicolas Sarkozy va revenir

Le Front national se frotte déjà les mains

Après un demi-suspense de plusieurs mois, l’ancien chef de l’Etat serait, en effet, sur le point de remonter dans l’arène. Selon plusieurs rumeurs persistantes, Nicolas Sarkozy pourrait l’annoncer le week-end prochain lors d’une interview télévisée.

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Malgré plusieurs affaires judiciaires accrochées à son costume, l’ancien locataire de l’Elysée entend pourtant insuffler un nouvel élan à une droite tout aussi morcelée par les guerres intestines et les scandales judiciaires. Une situation que n’a pas manqué de relever Marine Le Pen. En visite dimanche dans son fief d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) pour la traditionnelle braderie de rentrée, la présidente du FN n’a pas hésité à se frotter les mains publiquement. «Nicolas Sarkozy? Mais qu’il revienne. C’est un très bon candidat pour le FN…»