Enseignement privé: «Nos écoles portent une attention personnalisée aux élèves»

INTERVIEW Claude Berruer, secrétaire général adjoint de l'enseignement catholique, explique à « 20 Minutes» pourquoi l’enseignement privé séduit toujours autant...

Propos recueillis par Delphine Bancaud
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Des élèves de l'école primaire Notre-Dame de la Sagesse à Nantes en 2012
Des élèves de l'école primaire Notre-Dame de la Sagesse à Nantes en 2012 — FRANK PERRY / AFP

Dix jours après la rentrée, l'heure est au premier bilan. Claude Berruer, Secrétaire général adjoint de l'enseignement catholique, fait le point sur la hausse des inscriptions dans le privé à cette rentrée et analyse les raisons de son succès auprès des familles.

Les inscriptions dans l’enseignement catholique sont-elles plus nombreuses cette année?

D’après les premiers chiffres collectés cette semaine, nos écoles du premier degré ont accueilli 3.500 écoliers supplémentaires cette rentrée (soit +0,3% par rapport à la rentrée 2013) et nos établissements du second degré entre 2.000 et 3.000 élèves supplémentaires (+0,2%). Une augmentation qui s’explique surtout par la hausse démographique.

Seulement 10% de vos écoles appliquent la réforme des rythmes scolaires. Avez-vous attiré des familles désireuses de conserver la semaine de quatre jours?

Nous n’avons pas fait de la question des rythmes scolaires un argument de recrutement et il n’y a pas eu de raz de marée dans nos écoles pour cette raison. Certains parents inquiets de la mise en œuvre de la réforme dans leur commune ont pu venir nous rejoindre, mais c’est un phénomène à la marge. D’autant que d’autres familles nous ont quittés pour retourner dans le public, parce que le centre aéré qui était ouvert toute la journée le mercredi l’an dernier dans leur commune, ne l’est plus que l’après-midi en raison de l’application des nouveaux rythmes. Du coup, ils préfèrent réinscrire leurs enfants dans le public pour que leurs enfants soient pris en charge toute la journée.

Quels sont les arguments avancés par les familles qui choisissent l’école privée?

Elles apprécient notre tradition d’accueil des élèves et la qualité de l’encadrement que l’on propose. Nos établissements sont généralement de plus petite taille que dans le public et nos équipes pédagogiques sont un peu plus stables, ce qui permet une attention plus personnalisée pour les élèves. Ces derniers ne sont pas affectés mécaniquement dans nos écoles et passent deux heures avec le chef d’établissement qui s’assure de leurs motivations. Enfin, notre posture quotidienne dans la classe est d’être à la fois enseignant et éducateur.

Les relations parents-enseignants sont-elles meilleures dans le privé que dans le public ?

Ce qui est sûr, c’est que nous veillons à leur qualité. Les parents peuvent facilement rencontrer les enseignants et les chefs d’établissement. Par ailleurs, l’association des parents d’élèves de l’enseignement libre (Appel) est un vrai partenaire de l’institution. Elle prend des décisions avec nous et participe vraiment à l’animation des établissements.

Avez-vous l’impression d’en faire plus pour lutter contre l’échec scolaire ?

L’enseignement catholique possède une tradition de recherche pédagogique sur la relation éducative et sur les modes d’intelligences diversifiées. Ce qui nous permet de mettre en œuvre une pédagogie personnalisée, efficace pour s’adapter au niveau de chaque élève. Et comme dans le public, nous mettons en place des dispositifs de soutien aux élèves en difficultés. Mais dans certains établissements, l’encadrement des études surveillées est renforcé.