Vendée: Le martyre d'une petite fille de 4 ans morte après des jours de torture

FAITS DIVERS Le corps découvert lundi portait de nombreuses traces de coups, des morsures, des brûlures au deuxième degré. Et les cheveux de la fillette ont été arrachés en plusieurs endroits…

20 Minutes avec AFP

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Selon l'autopsie, le décès de la fillette a eu lieu dimanche. Son corps a été retrouvé au domicile familial lundi à Saint-Georges de Pointindoux.
Selon l'autopsie, le décès de la fillette a eu lieu dimanche. Son corps a été retrouvé au domicile familial lundi à Saint-Georges de Pointindoux. — Infographie Idé

Victime de tortures répétées et étranglée, le sort de la petite Angèle, 4 ans, retrouvée morte dans sa maison vendéenne, suscite horreur, consternation et colère sur place, après l’annonce jeudi de la mise en examen de sa mère et du compagnon de celle-ci, pour actes de tortures et de barbarie.

Angèle a été retrouvée morte lundi dans la maison où sa mère et le compagnon de celle-ci s’étaient récemment installés, dans un hameau du village de Saint-Georges-de-Pointindoux, situé à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de La Roche-sur-Yon. Ils venaient d’appeler les secours mais le décès remontait à dimanche.

Traces de coups et de morsures, brûlures, cheveux arrachés…

Rapidement placés en garde à vue lundi, compte tenu des blessures et hématomes relevés sur le corps de la fillette, et confrontés au résultat de l’autopsie réalisée mardi, la mère de la fillette et son compagnon ont avoué des actes violents répétés, qu’ils ont justifiés par des «punitions», infligées au cours de la dernière semaine de vie d’Angèle.

Son corps portait «de nombreuses traces de coups» et des morsures, «au vu des traces très marquées qui subsistent», selon le parquet. Ses cheveux ont été arrachés en plusieurs endroits et elle présentait des brûlures au deuxième degré sur 30 % à 35 % de sa surface, provenant de douches brûlantes données par punition.

L’indignation à Saint-Georges-de-Pointindoux

A Saint-Georges-de-Pointindoux, les réactions d’indignation se multiplient depuis lundi. Un bouquet de fleurs, deux roses blanches et un ours en peluche sont posés au pied de la porte de la petite maison en pierre aux murs usés, située le long d’une route passante. Jeudi, au fil de la matinée, plusieurs voitures sont venues se garer en face et leurs occupants ont déposé de nouvelles fleurs, ou peluches. «Dors petit ange. C’est l’indignation. Une mamie», dit un message accompagné de quelques fleurs des champs, collé sur une des fenêtres de l’habitation, scellée avec les scotchs rouge de l’enquête criminelle.