Intrusion à Fessenheim: 55 militants de Greenpeace condamnés à deux mois avec sursis

JUSTICE Ils ont été relaxés pour les dégradations constatées sur place...

20 Minutes avec AFP

— 

Des antinucléaires de Greenpeace devant la centrale de Fessenheim, le 26 avril 2014, dans le Haut-Rhin
Des antinucléaires de Greenpeace devant la centrale de Fessenheim, le 26 avril 2014, dans le Haut-Rhin — Sebastien Bozon AFP

Le tribunal correctionnel de Colmar a condamné jeudi 55 militants de Greenpeace à des peines de deux mois de prison avec sursis pour une spectaculaire intrusion en mars dans la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin).

Le tribunal les a jugés coupables de violation de domicile, mais les a relaxés pour les dégradations constatées sur les lieux. Le procureur de Colmar, Bernard Lebeau, avait auparavant requis des peines de trois à quatre mois de prison avec sursis.

Seuls trois militants à la barre

«Ce débat (sur l'énergie nucléaire) me paraît complètement légitime, mais je ne peux, en tant que citoyen et en tant que procureur, cautionner les actions de Greenpeace, lorsqu'elles sont illégales», avait expliqué le procureur.

Sur les 55 militants jugés jeudi pour «violation de domicile» et «dégradations», seuls trois - deux Français et un Allemand - se sont présentés à la barre, pour revendiquer la «légitimité» de leur action.

>> A lire sur 20 Minutes: Hollande peut-il vraiment fermer Fessenheim avant 2016, une promesse qu'il a pourtant faite?

Arrivés à Fessenheim au petit matin du 18 mars à bord de camions, et munis d'échelles, les militants - d'une vingtaine de nationalités - avaient réussi leur opération surprise. La plupart avaient été interpellés rapidement, mais certains s'étaient hissés jusqu'au sommet du dôme d'un réacteur, où ils avaient déployé une banderole, avant d'en être délogés par les forces de l'ordre.