Un nouvel émeutier va être jugé après les violences de juillet à Sarcelles

JUSTICE Le jeune homme est «bien connu de la police» pour des faits de violences contre les forces de l’ordre…

20 Minutes avec AFP

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Un policier près de barricades en feu à Sarcelles le 20 juillet 2014
Un policier près de barricades en feu à Sarcelles le 20 juillet 2014 — Pierre Andrieu AFP

Un homme de 24 ans, soupçonné d'avoir participé à des violences en marge d'une manifestation proGaza à Sarcelles (Val-d'Oise) le 20 juillet, a été identifié grâce à la vidéosurveillance et présenté jeudi à un magistrat, a-t-on appris de sources concordantes.

Il pourrait être jugé dès jeudi après-midi en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Pontoise, a précisé une source judiciaire. Ces dernières semaines, une dizaine de personnes, dont plusieurs mineurs, ont été condamnés à des peines de prison ferme, ou mis en examen, pour leur participation à ces émeutes.

Comparution immédiate

L'homme de 24 ans, originaire d'une commune voisine de Sarcelles, «a d'abord été vu en train de jeter des projectiles sur des policiers», puis de «pulvériser la vitrine d'un magasin de TV, HIFI et électroménager», a relaté une source policière.

Il lui est aussi reproché d'avoir «volé des objets» dans cette boutique et de les avoir «jetés sur une barricade en feu», a-t-elle ajouté.

«C'est un individu bien connu de la police», notamment pour des faits de violence contre les forces de l'ordre, a ajouté une source proche du dossier précisant que «c'est ce qui a permis de l'identifier».

«Bien connu de la police»

Cette ville de la banlieue nord de Paris avait été le théâtre le 20 juillet de violences, pour certaines à caractère antisémite. Plusieurs commerces avaient été mis à sac, dont une épicerie casher, et de nombreux véhicules et du mobilier urbain incendiés.

Une partie des émeutiers a été retrouvée grâce aux «centaines d'heures» de bandes de vidéosurveillance, que les policiers analysent pour «isoler des visages» qu'ils espèrent ensuite identifier, a précisé la source proche du dossier.

Une enquête préliminaire a par ailleurs été ouverte après une plainte de la mairie contre les organisateurs du rassemblement propalestinien interdit, en marge duquel les violences avaient éclaté.