Un cuisinier soupçonné d'avoir tué et mangé un chien

FAITS DIVERS Interné en psychiatrie à l'hôpital Paul-Guiraud de Villejuif, l'homme n'a pas encore pu être entendu par les enquêteurs...

20 Minutes avec AFP

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Un véhicule de police
Un véhicule de police — Philippe Huguen AFP

Le parquet de Créteil a ouvert une enquête préliminaire pour «actes de cruauté sur animaux» visant un homme, interné depuis en hôpital psychiatrique, soupçonné d'avoir tué un chien pour le manger. L'homme, cuisinier de métier, est suspecté d'avoir tué et mangé Coban, un border collie âgé de huit mois. Interné en psychiatrie à l'hôpital Paul-Guiraud de Villejuif, il n'a pas encore pu être entendu par les enquêteurs, «compte tenu de son état de santé», a précisé le parquet.

Selon Stéphane Lamart, responsable d'une association de défense des animaux, «le jeune chien surnommé Coban a eu les oreilles arrachées, la boîte crânienne enlevée, les attaches des quatre membres sectionnées, les testicules séparés du corps...»

Découpé à l'aide d'une scie

Le 15 février 2013, son association avait été informée, via le commissariat de police du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), qu'un chien avait été retrouvé découpé en plusieurs morceaux dans deux sacs poubelle déposés dans un container. Arrivé sur place, accompagné de policiers, Stéphane Lamart avait constaté la présence de morceaux de viande et identifié avec beaucoup de difficultés le tronc, les pattes et une partie de la tête du chien.

Les restes de la dépouille avaient été confiés à un vétérinaire, lequel avait constaté qu'ils avaient été découpés à l'aide d'une scie. «On est quasiment sûr que l'animal a été tué pour être consommé car il a été découpé de telle façon à récupérer les morceaux de viande», s'indigne Stéphane Lamart.

Une plainte contre X

C'est en passant un détecteur de puces électroniques sur le cadavre de l'animal qu'il avait pu relever un numéro d'identification et prendre contact avec son ancien propriétaire, via le fichier canin (I CAD). D'après lui, l'animal avait été acquis sur le site «Le Bon Coin» par une personne ayant communiqué une fausse identité mais ayant laissé son numéro de portable qui lui, était le bon. C'est ainsi que le dernier propriétaire de l'animal avait pu être confondu.

L'association Stéphane Lamart a déposé une plainte contre X. Les défenseurs des animaux attendent «les suites de cette triste affaire» qui a ému plus de 32.000 personnes sur Facebook avec près de 400 partages en 72 heures.