Deuxième jour de recherches après l'effondrement meurtrier d'un immeuble à Rosny

FAITS DIVERS «Tant que toutes les personnes disparues n'ont pas été retrouvées, le dispositif sera maintenu», selon les pompiers...

20 Minutes avec AFP

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Un immeuble de quatre étages s'est effondré dimanche 31 août à Rosny-sous-Bois.
Un immeuble de quatre étages s'est effondré dimanche 31 août à Rosny-sous-Bois. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Les pompiers ont entamé une course contre la montre lundi matin pour retrouver les deux derniers disparus dans l'effondrement dimanche d'un immeuble de Rosny-sous-Bois, où six personnes ont trouvé la mort et onze autres ont été blessées.

Parmi les personnes décédées figurent une mère de famille de 40 ans et ses deux enfants de 14 et 18 ans, un enfant âgé d'une dizaine d'années, une femme de 45 ans et un autre adulte. Malgré ce lourd bilan, les secouristes s'accrochent aux minces chances de retrouver vivantes les deux dernières personnes manquant toujours à l'appel.

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«Plus le temps passe, plus la probabilité de retrouver des survivants est faible», avait rappelé dimanche le préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli. «Il y a toujours un espoir», a assuré le maire de Rosny-sous-Bois, Claude Capillon, après la découverte vers 23h30 de deux corps. «Tant que toutes les personnes disparues n'ont pas été retrouvées, le dispositif sera maintenu», a affirmé le commandant Gabriel Plus, porte-parole des pompiers.

«La partie du bâtiment qui reste debout menace de s'effondrer»

Toute la nuit, une cinquantaine de sauveteurs se sont activés comme un seul homme au milieu des décombres de l'immeuble décharné, à la lumière de puissants projecteurs et dans le grondement des tractopelles. Certains, équipés de disqueuses ou de masses, tentaient de se frayer un passage entre les débris de plâtre, de béton et de ferrailles, évacués à l'aide de seaux par des pompiers en file indienne.

Entre deux opérations de déblaiement, sept chiens se relayaient régulièrement pour détecter ces deux dernières personnes disparues dans le chaos de gravats et d'effets personnels (chaises, couvertures, matelas). «Les opérations sont très risquées parce que la partie du bâtiment qui reste debout menace de s'effondrer», avait expliqué dimanche le colonel des pompiers Bernard Tourneur, qui dirige les secours. Des travaux d'étaiement ont été menés en parallèle des recherches pour soutenir la partie de l'immeuble toujours debout.

D'après le général Gaëtan de Raucourt, commandant de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, des «cavités» et des «poches d'air» ont été découvertes lors des recherches, entretenant l'espoir de «retrouver des personnes vivantes». Une chapelle ardente a été ouverte dimanche à quelques centaines de mètres de là, dans un gymnase, pour permettre aux familles de se recueillir sur les corps de leurs proches.