Haute-Vienne: Deux fillettes échappent à un enlèvement

SOCIÉTÉ Le sang-froid des fillettes a permis de mettre l'agresseur en fuite...

M.P.

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Capture d'écran de Châteauponsac (Haute-Vienne).
Capture d'écran de Châteauponsac (Haute-Vienne). — Capture d'écran Google mal

L’affaire n’a été révélée qu’en début de semaine: deux fillettes ont déjoué une tentative d’enlèvement dans un petit hameau de la Haute-Vienne, à Châteauponsac, révèlent France Info et La Montagne. «C’est grâce à leur sang-froid que la tentative d’enlèvement a échoué», a commenté sur France info le procureur de la République de Limoges, Michel Garaud. Les enfants de 8 et 12 ans ont notamment crié pour mettre leur agresseur présumé en fuite. Ce dernier a été interpellé un peu plus tard et écroué.

Lundi 4 août, les deux jeunes filles jouent devant la maison de vacances de leurs parents quand une voiture bleue sans permis immatriculée dans la Haute-Vienne passe plusieurs fois devant elles. Puis le conducteur s’arrête pour demander une indication aux fillettes et immédiatement ouvre le coffre et saisit la plus petite pour tenter de l’y mettre. Mais la petite se débat, sa sœur aînée se jette immédiatement sur le ravisseur, les deux hurlent tant et si bien que l’homme âgé d’une soixantaine d’années prend la fuite à bord de sa voiture, le coffre ouvert.

Déjà condamné pour agression sexuelle

Les fillettes courent prévenir la voisine, qui prévient la gendarmerie et les parents. Une enquête est immédiatement lancée et la brigade de recherches de Limoges est saisie. Un portrait-robot est établi. Très vite, en croisant les fichiers des délinquants sexuels de la région et des propriétaires de voiturettes, quatre suspects sont ciblés. Et grâce au portrait-robot, le suspect est interpellé trois jours après les faits. A l’arrivée des gendarmes, il lâche: «Je sais que vous venez pour les petites filles».

Il reconnaît les faits pendant sa garde à vue. Son procès est prévu le 17 octobre. Le suspect a déjà été condamné en 2000 aux assises à cinq ans de prison dont deux avec sursis pour tentative de meurtre et d’assassinat, ainsi qu’en 2008, cette fois pour agressions sexuelles.