Le «Coupable à tout prix» Luc Tangorre mis en examen pour agression sexuelle

JUSTICE Déjà condamné à deux reprises pour des agressions sexuelles et des viols et gracié par François Mitterrand, il a été placé en garde à vue...  

20 Minutes avec AFP

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Luc Tangorre est en garde à vue depuis dimanche au Grau-du-Roi
Luc Tangorre est en garde à vue depuis dimanche au Grau-du-Roi — Capture d'écran 20 minutes

Luc Tangorre, condamné à deux reprises en 1983 et 1992 pour des agressions sexuelles et des viols, a été mis en examen mardi pour l'agression sexuelle d'une fillette de 12 ans dans le Gard.

Aujourd'hui âgé d'une cinquantaine d'années, il a été mis en examen pour agression sexuelle sur mineur de 15 ans et laissé libre sous contrôle judiciaire, a-t-on appris auprès de la procureure de Nîmes Laure Beccuau, qui avait requis son placement en détention.

Une information judiciaire pour agression sexuelle sur mineur de 15 ans a été ouverte, a-t-on ajouté au parquet, qui a requis son placement en détention provisoire. Il était présenté à un juge d'instruction en vue de son éventuelle mise en examen mardi après-midi.

Suspecté d’attouchements sur une fillette

Sa garde à vue a été prolongée lundi soir, a précisé la procureure, Laure Beccuau, indiquant que l’homme était interrogé par les gendarmes pour des faits d’attouchements sur une fillette. Une agression qui se serait déroulée dimanche vers 16h30 sur une aire de jeux de la station balnéaire du Grau-du-Roi.

Durant la prolongation de garde à vue, qui doit s’achever lundi à 17h00, le parquet a demandé une expertise psychiatrique du mis en cause, a-t-on précisé. La justice vérifie également si le quinquagénaire a été mis en cause récemment dans des affaires de même nature.

Grâce partielle, remise en liberté

Luc Tangorre avait été condamné en 1983 à quinze années de réclusion criminelle pour quatre viols, une tentative et six attentats à la pudeur commis dans les quartiers sud de Marseille entre 1979 et 1981.

Une partie de la presse et un comité de soutien, fort de 4.000 signatures, l’avait soutenu et il avait obtenu une grâce partielle du président François Mitterrand. Tangorre avait été remis en liberté le 15 février 1988.

Accusé du viol de deux étudiantes américaines

Mais il avait à nouveau été interpellé le 24 octobre 1988 et accusé du viol de deux étudiantes américaines, le 23 mai précédent à Rodhilan dans le Gard. Les deux jeunes filles, âgées de 20 et 21 ans, qui se rendaient de Marseille à Paris, avaient été violées en rase campagne par un jeune homme qui les avait prises en auto-stop.

Elles avaient eu le temps de voir dans la malle de la Renault verte du violeur, un livre dont la couverture portait la mention «coupable» et la photo d’un homme moustachu, une jaquette identique à l’ouvrage Coupable à tout prix qui relatait la première affaire Tangorre.

En février 1992, la Cour d’assises du Gard l’avait condamné à 18 ans de réclusion criminelle dans le cadre de ce second dossier. Luc Tangorre avait retrouvé la liberté en septembre 2000.