VIDEO. Retour de Sarkozy: «Quand un premier film est raté, le second ne marche pas»

POLITIQUE Les dernières confidence de Nicolas Sarkozy font réagir...

M.B. avec AFP
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Le logo du Parti socialiste, le 27 octobre 2012 à Toulouse
Le logo du Parti socialiste, le 27 octobre 2012 à Toulouse — Eric Cabanis AFP

Opération riposte. Le Parti socialiste tire à boulets rouges sur un éventuel retour de Nicolas Sarkozy qualifié de «dérisoire à l’aune des défis de la France et délétère au regard de la crise de la droite».

>> Retour de Nicolas Sarkozy: «Pour revenir, il faudrait déjà être parti». Lire l’interview d’un politologue

Dans l’hebdomadaire Valeurs actuelles à paraître jeudi, l’ancien président de la République dit n’avoir «pas pris» sa décision, s’agissant de la présidence de l’UMP soumise au vote des militants le 29 novembre, parce qu’il «veut avoir tous les éléments en main. Que l’on parle de mon retour dans la vie politique, c’est déjà miraculeux en soi. Cela veut dire que cette idée du retour est inscrite dans les têtes et dans les esprits. À partir de ce moment-là, une très grande partie du chemin est faite».

«Nicolas Sarkozy minaude» pour le PS

«Perclus de mises en cause judiciaires, refusant tout bilan de son passé, n’ayant comme programme que son retour, Nicolas Sarkozy minaude, "J’y vais, j’y vais pas! ", "Appelez-moi et je verrai"», fustige le PS. Alors que le pays traverse la plus grande crise d’après-guerre, l’ex-président, éconduit par le peuple, croit pouvoir tenir en haleine la France autour de son retour décidé mais non-programmé», poursuit le PS, qui s’interroge: «la France est-elle condamnée à commenter les minauderies de Nicolas Sarkozy?»

Le député PS du Cher en a aussi rajouté une couche sur Twitter.

 

Timides soutiens à droite

Plus tôt dans la matinée, c’est le député FN Gilbert Collard, sur I-Télé, qui a sorti l’artillerie lourde. Florilège: «Comment Nicolas Sarkozy pourrait revenir dans le champ politique «avec les boulets judiciaires de bagnard médiatique qu’il traîne», «C’est un peu comme le monstre du Loch Ness: en août il revient», «Il prépare minutieusement son retour, il va revenir dans les décombres qui sont quand même les siens, l’état de l’UMP, c’est quand même un peu sa faute», «Il va revenir aussi avec son bilan. Quand un premier film est raté, le second ne marche pas»…

 

Même au sein de l’UMP, le possible retour de l’ancien chef de l’Etat divise. Hervé Mariton, qui brigue lui-même la présidence de l’UMP, a appelé mercredi Nicolas Sarkozy à «un examen de conscience» qui doit l’amener, selon lui, à «ne pas être candidat». «Est-ce que Nicolas Sarkozy est le mieux à même de donner confiance aujourd’hui? Je n’en suis pas sûr», a déclaré sur France Inter, le député UMP.

Heureusement, il peut compter sur d’indéfectibles soutiens comme celui de Chantal Jouanno, qui fut sa ministre. La sénatrice UDI a estimé sur RTL que son retour serait «une bonne nouvelle pour le débat politique. Tant qu’il y a des femmes et des hommes de talent qui sont dans le débat politique, c’est bien».


Chantal Jouanno n’a "pas beaucoup de doute… par rtl-fr

De son côté, le fidèle parmi les fidèles, Brice Hortefeux, a, d’après Le Figaro, estimé qu’il n’y avait chez Nicolas Sarkozy «ni aigreur, ni amertume, donc pas de revanche. Son intérêt personnel n’est pas ce qui le motive aujourd’hui. Nous avons besoin de lui et le moment venu, il fera connaître sa décision».