Un conflit de voisinage dégénère près de Toul: Deux septuagénaires blessés par balles

FAITS DIVERS «Leur pronostic vital n'est pas engagé»...

20 Minutes avec AFP

— 

Toul, Meurthe-et-Moselle
Toul, Meurthe-et-Moselle — Google Maps

Un couple de septuagénaires a été blessé par balles dans un village près de Toul (Meurthe-et-Moselle) au cours d'une querelle de voisinage ayant dégénéré, et leur agresseur présumé a été mis en examen et placé en détention provisoire, a-t-on appris mercredi.

Un homme de 74 ans a été touché à la tête et sa compagne de 72 ans à l'épaule par une arme de poing, mais «leur pronostic vital n'est pas engagé», a déclaré à l'AFP le vice-procureur du parquet de Nancy, Amaury Lacote, confirmant des informations de l'Est Républicain.

Il ne souffre pas de troubles psychiatriques

L'agresseur présumé, un agriculteur de 53 ans habitant le même village, Ansauville, a été interpellé par les gendarmes peu après les faits, survenus samedi soir, qu'«il a reconnu durant sa garde à vue», selon le vice-procureur.

Il a été mis en examen pour violences avec arme et placé en détention provisoire. Inconnu des services de police jusqu'alors, il ne souffre pas de troubles psychiatriques, a précisé Lacote.

Le torchon brûlait depuis plusieurs années entre les victimes

Une enquête est en cours pour déterminer les raisons et les circonstances exactes de l'agression, sur laquelle planent encore beaucoup de «zones d'ombre», a estimé le vice-procureur.

Le torchon brûlait depuis plusieurs années entre les victimes, qui tiennent un gîte rural à leur domicile, et l'agriculteur, qui auparavant faisait paître des vaches à proximité dans des conditions insalubres, selon André Olivier, adjoint au maire d'Ansauville interrogé par l'AFP.

«Ce sont des histoires de fou»

Pour une raison inconnue, l'agriculteur avait notamment coupé les queues de ses bêtes, ce qui les empêchait de chasser les mouches. Le couple avait averti une association de protection des animaux qui avait entamé une procédure judiciaire contre l'agriculteur, selon l'adjoint au maire.

«Ce sont des histoires de fou. On s'y attendait, on avait prévenu depuis longtemps le sous-préfet qu'il y aurait des coups de fusil. Mais bon ils s'en foutent là-haut», a-t-il affirmé.