Mort d'un garçon dans l'Ariège: Le père «pas d'accord» avec les analyses de l'eau et des aliments

FAIT DIVERS La mort de l’enfant de huit ans dans une colonie de vacances reste, pour l’heure, inexpliquée…

Bertrand de Volontat

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Carte de Localisation d'Ascou dans l'Ariège
Carte de Localisation d'Ascou dans l'Ariège — 20 MINUTES

La mort d'un enfant de 8 ans, d'une infection digestive aiguë le 9 juillet dans une colonie d'Ascou en Ariège, reste encore inexpliquée puisque les résultats de toutes les analyses de l'eau et des aliments servis au centre sont «négatifs», a annoncé mardi la préfecture.

«Aujourd'hui, avec les éléments dont je dispose, nous sommes incapables de déterminer les causes du décès du jeune garçon», a expliqué la préfète de l'Ariège, Nathalie Marthien, lors d'une conférence de presse à Foix.

L'eau du robinet hors de cause

«Les analyses sur l'eau et les aliments qui ont été servis au chalet Saint-Bernard d'Ascou ont fait l'objet de nombreuses analyses. Toutes les analyses sont aujourd'hui terminées et tous les résultats sont négatifs», a dit la représentante de l'Etat.

Cette déclaration met donc hors de cause les aliments servis au centre de vacances, de même que l'eau du robinet.

Le père de l'enfant en désaccord

Le père de l'enfant n'est «pas d'accord» avec les résultats négatifs des analyses de l'eau et des aliments servis au centre, révélés mardi, a-t-il déclaré à l'AFP. «Il y a des enfants qui sont tombés malades, qui étaient à l'hôpital; qu'est-ce qui s'est passé alors?», s'est interrogé Nacir Ghedir, le père du petit Abdelrazak.

«L'eau n'était pas potable, les enfants ont vomi, il y avait des diarrhées; il y a quelque chose», a-t-il affirmé, ajoutant qu'il attendait désormais les résultats de l'autopsie, qui doivent être connus avant la mi-août.

Résultats cruciaux des examens anatomo-pathologiques

Le 16 juillet, de premières analyses du centre de vacances pyrénéen avaient déjà mis hors de cause l'eau. Elles révèlaient seulement la présence de bactéries qui n'étaient «pas hautement pathogènes».

On attend désormais les résultats cruciaux d'examens anatomo-pathologiques ordonnés par la justice à la suite de l'autopsie du corps de l'enfant. Seules ces analyses devraient permettre de déterminer la cause précise de l'infection digestive aigüe a laquelle il avait succombé.

Ces résultats devraient être communiqués ce mois-ci par le procureur de la République de Foix. La préfète a donc estimé mardi qu'il n'y avait plus de raisons de laisser le chalet Saint-Bernard «fermé». Elle devrait prendre, dans les jours ou semaines qui viennent, un arrêté pour la réouverture du centre de vacances, qui avait fait l'objet d'une fermeture administrative à la suite du drame.

Au total, 140 enfants venus de quatre villes différentes étaient présents dans le chalet au moment du décès de l'enfant, dont la famille a porté plainte pour «homicide involontaire et non-assistance à personne en danger».