VIDEO. Cocaïne volée au 36 Quai des Orfèvres: Où en est l’enquête?

STUPEFIANTS Le principal suspect du vol des 52 kg de cocaïne à la PJ de Paris continue de nier les accusations...

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Vue du commissariat de Police où le policier des "Stups"' soupçonné d'avoir volé 52 kg de cocaïne, est en garde à vue, le 2 août 2014
Vue du commissariat de Police où le policier des "Stups"' soupçonné d'avoir volé 52 kg de cocaïne, est en garde à vue, le 2 août 2014 — Kenzo Tribouillard AFP

L’IGPN (la police des polices) poursuit son enquête pour percer le mystère des 52,6 kilos de cocaïne disparus au sein de la police judiciaire de Paris. Et l’étau se resserre autour du brigadier interpellé samedi. Les enquêteurs sont intrigués par ses biens immobiliers à Perpignan et les 20.000 euros trouvés lors des perquisitions. Des témoins affirment également l’avoir vu se rendre «sous des prétextes futiles» dans la salle où était entreposée la drogue, avant le vol. Un deuxième policier a été mis en examen lundi par la police des polices. 20 Minutes fait le point sur les derniers éléments de l’enquête.


Cocaïne volée au «36»: ce que l’on sait par 20Minutes

Qu’a déclaré le brigadier depuis son arrestation?

Rien, ou presque. L’homme se mure toujours dans le silence. Après trois jours de garde à vue, le suspect continue de «nier farouchement les faits qui lui sont reprochés». Interrogé sur les 20.000 euros, il a affirmé aux policiers de l’IGPN avoir gagné cet argent en jouant à des jeux en ligne.

Sa garde à vue a été prolongée lundi au-delà de 48 heures. Et ce «en raison du métier exercé par le suspect et de son affectation qui lui permet d’avoir une très bonne connaissance des trafics de drogue», a expliqué une source proche du dossier. Par ailleurs, sa femme a été auditionnée comme témoin lundi par la «police des polices» pour clarifier notamment l’origine du patrimoine et le train de vie du couple.

Peut-il y avoir d’éventuelles complicités?

C’est ce qu’essaient de déterminer les policiers de l’IGPN. Plusieurs téléphones portables et des ordinateurs ont été saisis et confiés à des enquêteurs spécialisés pour savoir avec qui le suspect était en lien depuis son départ de Paris.

Un deuxième policier a été placé en garde à vue lundi. «L’homme apparaît sur les relevés bancaires du brigadier interpellé samedi à Perpignan», a expliqué une source policière. L’IGPN tente également de vérifier si ce gardien de la paix a pu faciliter l’accès au brigadier jusqu’à la salle des scellés. «Il s’agit de vérifications normales dans le service et cela ne préjuge en rien de la suite de l’enquête.»

Les enquêteurs s’intéresseraient également à «un troisième policier, activement recherché en ce moment, avec lequel le premier suspect a eu des échanges téléphoniques fréquents», indique mardi matin Dominique Rizet, consultant police-justice sur BFM TV.

A-t-on retrouvé des traces de la cocaïne?

Non, les 52 kg de cocaïne, estimés à plus de 2 millions d’euros, restent introuvables. Absente sur le marché, la drogue semblait lundi s’être «volatilisée dans la nature», selon des sources policières.