Crash au Mali: les boîtes noires bientôt expédiées en France

ENQUETE Les experts maliens et français vont travailler ensemble...  

20 Minutes avec AFP

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Des soldats français sécurisent la zone du crash dans la région de Gossi dans le nord Mali.
Des soldats français sécurisent la zone du crash dans la région de Gossi dans le nord Mali. — - / ECPAD / AFP

Les deux boîtes noires de l'avion d'Air Algérie qui s'est écrasé au Mali ont été transférées dimanche de Gao (nord du pays) à Bamako, d'où elles seront expédiées en France, a annoncé à l'AFP le ministre malien de l'Information et de la Communication.

Ces boîtes enregistreuses, qui avaient été acheminées vendredi et samedi à Gao depuis le site de l'accident dans la zone de Gossi (100 km plus au sud), ont été emmenées dimanche à Bamako par une délégation conduite sur place par le ministre malien des Transports Mamadou Hachim Koumaré et son homologue algérien Amar Ghoul, a dit le ministre de la Communication, Mahamadou Camara.

Entente entre experts

«Elles sont là (à Bamako). Elles vont être remises aux autorités françaises» associées à l'enquête sur l'accident, une mission confiée au directeur adjoint de la gendarmerie malienne qui «voyage ce soir pour la France», a ajouté Mahamadou Camara, sans plus de détails.

Le ministre malien des Transports a de son côté fait état d'une «entente» entre experts maliens, français et de la mission de l'ONU (Minusma) présents pour certains depuis plusieurs jours sur le site de l'accident et dans un centre de gestion des opérations concernant le crash installé à Gao.

Visite des lieux du crash

«Seulement, nous avons donné des éléments nécessaires pour une meilleure coordination» des tâches dans le cadre de l'enquête, a ajouté le ministre Koumaré. Lors de la visite sur le site de l'accident, «on a vu l'impact du crash avec des débris partout. Pour le moment, on peut pas vous parler des corps», a-t-il ajouté.

En plus du ministre algérien des Transports, la délégation ayant effectué la visite dans le nord du Mali comprenait plusieurs responsables gouvernementaux algériens ainsi que le président-directeur général d'Air Algérie, Mohamed Salah Boultif, a-t-on précisé de source algérienne.

La météo, première accusée

L'avion d'Air Algérie, un McDonnell Douglas MD-83 loué auprès de la société espagnole SwiftAir, était parti de Ouagadougou pour Alger dans la nuit du 23 au 24 juillet et s'est écrasé 50 minutes après avoir décollé. Aucune des 118 personnes à son bord - 112 passagers (54 Français, 23 Burkinabè, huit Libanais, six Algériens et des ressortissants d'autres pays) et les six membres, espagnols, de l'équipage - n'a survécu.

La France, le Burkina Faso et le Mali ont ouvert des enquêtes judiciaires sur l'accident, dont les causes demeuraient inconnues jusqu'à dimanche soir. Plusieurs spécialistes ont évoqué les mauvaises conditions météorologiques.